La Plastie extra-articulaire de LEMAIRE T. AIT SI SELMI *, **; L. JACQUOT ***; Ph. NEYRET *
* Hôpital de la Croix Rousse - Service de Chirurgie Orthopédique - Centre Livet - 69300 Caluire
** Université Claude Bernard. UFR Lyon Nord - Laboratoire dAnatomie - 69 373 Lyon Cedex 08
*** Interne des Hôpitaux de LyonIntroduction
La plastie extra-articulaire au fascia lata décrite par Marcel Lemaire en 1967 [13, 14] sest imposée comme une des techniques de référence dans larsenal thérapeutique des laxités antérieures du genou.
Cette technique, avec ses modifications, nous a été transmise par le Professeur H. Dejour avec la rigueur didactique qui a toujours caractérisé son enseignement. Lexpérience du service remonte à plus de 15 ans. Elle a été rapidement considérée comme une technique dappoint susceptible de supprimer les accidents dinstabilité avec disparition du ressaut mais persistance du Lachman de type arrêt mou.
En effet, seule la réfection du pivot central permet de contrôler la translation tibiale antérieure et de restituer une cinématique articulaire proche de la normale, garant de résultats cliniques durables et susceptibles de prévenir la survenue dune arthrose à long terme. Ainsi, si dans les années 80-85 nous avons associé, dans les laxitées fraîches, suture du LCA et plastie de Lemaire, cest surtout associée à la greffe libre du tendon rotulien (Schéma 1) que la plastie de Lemaire a été employée dans le service de H. Dejour depuis 1978. Il y a 15 ans la plastie de Lemaire était utilisée systématiquement ; progressivement, les indications se sont affinées et nous lemployons encore dans environ 50% des cas.
Schéma 1
Plastie de LEMAIRE
1 - Considérations biomécaniques
Le principe de la plastie repose sur une ténodèse fémoro-tibiale externe, limitant lavancée antérieure du plateau tibial externe dont la réduction brusque correspond au phénomène du ressaut. De plus, la limitation de la rotation interne tibiale est susceptible doffrir un moyen de protection dune greffe du LCA associée. La plastie est réalisée au moyen dune bandelette de fascia lata pédiculée distalement sur le tubercule de Gerdy et passant proximalement dans un tunnel fémoral pour venir se fixer à elle-même après un trajet aller-retour sous le ligament latéral externe (LLE) (schéma 2).
Schéma 2
Sa tension est maximale, genou proche de lextension, cest-à- dire dans le secteur de mobilité où se révèle linstabilité antérieure. Son isométrie, bien que relative, est garantie par un positionnement précis des tunnels dancrage pour ne pas compromettre la mobilité normale du genou. Le point dinsertion fémoral correspond à la terminaison de la cloison inter-musculaire et nous situons le point tibial juste en avant du tubercule de Gerdy. Létude de Krackow [10] paraît conforter ce choix de positionnement. Pour Kurosawa [11], lisométrie paraît discutable et pour les points quil étudie, allègue au mieux un allongement de 11% de la plastie. En plus du choix des points à adopter, il faut être attentif à la position du genou au moment de la fixation de la plastie externe. Nous réalisons cette suture à 30°, après avoir fixé la greffe intra-articulaire, pour ne pas contrarier sa mise en place et en rotation neutre pour ne pas fixer le genou en rotation externe. Draganish [6, 7] insiste également sur ce point. Concernant le rôle de cette plastie, Engebretsen [8] note une diminution de la tension de la greffe intra-articulaire par ladjonction dune plastie externe. Draganish [7] fait la même observation, il enregistre une diminution de la translation tibiale antérieure par lutilisation de cette plastie seule ou associée à une greffe.
2 - Réalisation pratique
Lintervention peut être conduite sous anésthésie générale ou sous rachianesthésie. Le patient est installé en décubitus dorsal. Un support à ménisque est disposé au niveau du tiers proximal de la cuisse, pour laisser la partie distale accessible et de manière à ce que le genou forme un angle de 30°. Le pied doit reposer au bord de la table afin que lon puisse fléchir facilement le genou en laissant le pied pendre dans le vide. Le garrot pneumatique est mis en place à la racine de la cuisse, le plus haut possible. Une cale controlatérale permet dincliner la table sans risque. Le champage est disposé également de manière à laisser le plus de jour possible sur la cuisse (fig. 1).
Figure 1
Un siège revêtu dun champ stérile est utile pour les temps opératoires consacrés au Lemaire lui-même. Le premier temps opératoire est la réalisation dune arthrotomie antéro-interne. Elle permet de faire le bilan ménisco-ligamentaire, de nettoyer léchancrure et de réaliser le tunnel tibial et la logette (ou pour certains le tunnel) fémoral. Le transplant rotulien est prélevé et préparé en fonction du type de fixation envisagé. La plastie de Lemaire débute dans un deuxième temps. Lopérateur est assis en face de la cuisse, un ou deux aides sont disposés en face. La voie dabord, latérale, débute en regard du tubercule de Gerdy, suit le bord postérieur du fascia lata parfaitement palpé et se termine 15 centimètres plus haut (fig. 2).
Figure 2
La dissection du plan sous-cutané, évitant les trop grands décollements, fait apparaître le fascia lata. Le temps suivant consiste à prélever, au bistouri, une bandelette de fascia lata de 1 cm de large sur 18 cm de long. Il faut avoir la main légère pour ne pas risquer de sectionner le LLE au niveau de linterligne. La limite inférieure de la bandelette correspond au bord antérieur de la cloison inter-musculaire externe, désignée par le relief de la courbure postérieur du vaste externe (fig. 3 et 4).
Figures 3 et 4
La bandelette une fois découpée est aisément décollée du plan musculaire de proximal en distal et laissée pédiculée sur le Gerdy (fig. 5 et 6).
Figures 5 et 6
On doit parfois procéder au dégraissage de sa face interne, en prenant soin de ne pas lendommager. Lextrémité distale est saisie par une pince à disséquer de laide dans laxe. Lopérateur procède au faufilage de lextrémité libre en aller et retour sur au moins 2 centimètres au moyen dun fil résorbable n° 5 (Ercedex ou Vicryl) qui servira de fil tracteur (fig. 7 et 8).
Figures 7 et 8
Il faut réaliser une extrémité éffilée et lisse afin que le passage dans les tunnels seffectue aisément (fig. 9). Le transplant est emballé dans une compresse humide.
Figure 9
Les temps suivants consistent au repérage des orifices des futurs tunnels. Sur le fémur, lorifice antérieur du tunnel fémoral correspond exactement à la terminaison de la cloison inter-musculaire externe sur le condyle externe. Ce point est aisément repéré en suivant la cloison de proximal en distal, en relevant prudemment le vaste externe, que lon récline en avant, ainsi que le cul-de sac synovial, à laide dun écarteur de Farabeuf ou dun contre-coudé (fig. 10 et 11).
Figures 10 et 11
Il faut veiller à lhémostase soigneuse des vaisseaux perforants et métaphysaires. Le temps suivant seffectue genou fléchi, en portant le pied en dehors de la table, pour détendre la berge postérieure du fascia lata. Lorifice postérieur du tunnel se situe exactement au sommet de langle dièdre délimité en avant par LLE et en arrière le tendon du jumeau externe. Le LLE est facilement repéré à la palpation au sommet de la tête du péroné entre les deux mors dune pince à disséquer (fig. 12).
Figure 12
Le tissu cellulo-graisseux qui le recouvre est incisé de part et dautre puis la face interne du LLE est dégagée prudemment de la synoviale à laide de ciseaux à disséquer fins sur ses deux tiers proximaux (fig. 13).
Figure 13
Il est possible dexplorer le tendon du poplité en le crochettant sous le LLE (fig. 14).
Figure 14
Les orifices sont percés à la pointe carrée et réunis au moyen de deux OShau («OShaugnessy» : clamps à angle droit) successifs de taille croissante (fig. 15 - 17).
Figures 15, 16 et 17
Un passe-fil courbe est passé davant en arrière, dans le tunnel fémoral, pour mettre en place un fil-guide (Mersuture n°5) qui permettra de tirer la plastie en sens inverse le moment venu (fig. 18).
Figure 18
Sur le tibia le tunnel passe sous le Gerdy. Ce dernier forme un surplomb qui domine linsersion proximale du jambier antérieur, où lon peut effectuer une mouchetture de 1 cm pour figurer sa limite inférieure, siège de lorifice tibial postérieur (fig. 19).
Figure 19
Lorifice tibial antérieur se situe en avant du Gerdy. Les orifices sont également percés à la pointe carrée et réunis à laide des OShau. (fig. 20 - 22).
Figures 20, 21 et 22
Le fil-guide tibial est mis en place de bas en haut au moyen du passe-fil courbe (fig. 23).
Figure 23
La mise en place de la plastie utilise le fil tracteur de la bandelette pour la glisser, dabord, de bas en haut sous le LLE (fig. 24), en prenant soin de ne pas la vriller (fig. 25 et 26) ;
Figures 24, 25 et 26
darrière en avant dans le tunnel fémoral à laide du fil-guide (fig. 27 et 28) ;
Figures 27 et 28
de haut en bas sous le LLE (fig. 29 et 30)
Figures 29 et 30
puis davant en arrière, au moyen du deuxième fil-guide, dans le tunnel tibial (fig. 31 et 32).
Figures 31 et 32
Lors du passage sous le LLE la plastie doit rester extra-articulaire. Notons que lon réalise le tunnel fémoral, pour la greffe intra-articulaire, après que la plastie de Lemaire soit passée dans ses tunnels, pour pouvoir se situer à distance et ne pas risquer de lendommager. La tension de la bandelette seffectue une fois la plastie intra-articulaire fixée. Le genou est proche de lextension et en rotation neutre (fig. 33),
Figure 33
contrairement à la description initiale de Lemaire où le pied était en rotation externe. La fixation de la bandelette est assurée par une suture sur elle-même de part et dautre des orifices démergence du tunnel tibial, à lErcedex n°5, par deux ou trois solides points en X (fig. 34).
Figure 34
La fermeture des berges du fascia lata nécessite une section préalable de laileron externe, avec ses précautions dhémostase habituelles ; sans quoi le rapprochement des berges serait rendu difficile et aurait pour effet de brider laileron externe (fig. 35).
Figure 35
En bas, on utilise les deux brins du fil tracteur, passés dans chacune des berges du fascia lata au moyen dune aiguille de Reverdin, pour débuter la fermeture et en même temps assurer la fixation de la plastie (fig. 36 et 37).
Figures 36 et 37
On ferme le reste du fascia lata à points séparés, en noubliant pas la commissure supérieure, pour prévenir une hernie muculaire du vaste externe (fig. 38).
Figure 38
Le reste de la fermeture na rien de spécifique et seffectue sur un drain de redon sous le fascia lata (fig. 39).
Figure 39
Le patient est ensuite placé dans une attelle amovible à 20°, ou en extension complète pour M. Lemaire ; la rééducation est débutée dès le lendemain de lintervention sans restriction de mobilité ; enfin, lappui nest pas autorisé avant le 15e jour si la plastie est isolée ou le 45e jour en cas de greffe du LCA conjointe.
Indications
Ladjonction dune plastie de Lemaire repose sur des arguments cliniques et radiographiques.
Les indications sont les suivantes :
1 - Pratique dun sport à risque associant pivot et contact (foot-ball, basket ball, hand ball, rugby...)
2 - Laxité antérieure évoluée avec tiroir antérieur en flexion et surtout une translation tibiale antérieure différentielle supérieure à 5 mm sur les Lachman actifs.
3 - Association à une greffe itérative du LCA après échec dune plastie tendineuse ou synthétique.
4 - Association à une ostéotomie tibiale de valgisation chez des patients arthrosiques où linstabilité domine la scène clinique. Elle est donc palliative dans ce contexte, la cupule arthrosique postérieure rendant illusoire la pérénité dune greffe du LCA.
Résultats
Pour évoquer les résultats il convient de distinguer les cas ou cette plastie est utilisée isolément ou en complément dune plastie intra-articulaire.
Dans le premier cas, Lemaire [12] et Chassaing [3] font état de bons résultats et insistent sur linocuité de ce geste effectué isolément et le retour rapide aux activités sportives. Ils précisent également que cest le ressaut en rotation interne qui est principalement contrôlé, le test de Lachman restant positif. Saillant [18] rapporte également des résultats satisfaisants et recommande ce geste chez les sportifs de haut niveau. Il fixe parallèlement les limites des indications que constituent le genu varum, le recurvatum, lhyperlaxité constitutionnelle, la laxité postéro-externe et la meniscectomie externe. Nous avons également lexpérience de cette technique employée isolément chez le skieur [15]. Cette étude souligne toute limportance de lintégrité du ménisque interne dans les résultats subjectifs et fonctionnels. Une méniscectomie interne préalable a toujours été accompagnée de résultats insuffisants .
Lintérêt dune plastie extra-articulaire externe associée à une reconstruction du LCA, jugée en pratique clinique, est diversement appréciée selon les auteurs. Pour Holmes [9], comparant une greffe du LCA associée ou non à une plastie de Macintosh et pour Buss [2] et OBrien [17] qui étudient de même leffet du Lemaire, cette plastie additionnelle naméliore pas le résultat. En revanche, pour Noyes [16], la plastie de Lemaire permet non seulement daméliorer le contrôle de la TTA (différentiel au KT 1000 < 2,5 mm pour 74 % des greffes avec Lemaire contre 54 % des greffes isolées), mais également de limiter le nombre des échecs (respectivement de 3 % et 16 % à 3 ans). F. Chotel [4] a étudié les résultats éloignés du procédé de Mac Injones, où la plastie externe est composée dune bandelette de tendon quadricipital prélevée en continuité avec le greffon de type B-T-B, en mesurant la laxité résiduelle sur le compartiment fémoro-tibial interne et externe séparément. Il conclut que le retour externe a surtout un intérêt dans les laxités évoluées et que le contrôle de la translation est plus efficace sur le compartiment externe que linterne.
Les résultats à plus de 10 ans de la greffe libre du LCA associée à une plastie de Lemaire [1] nous conduisent à penser que la plastie extra-articulaire permet de limiter les échecs cliniques à long terme. Ceci est attesté par les échecs relatifs correspondant aux patients stables subjectivement, au ressaut nul ou ébauché malgré un Lachman de type arrêt mou et une translation tibiale radiologique excessive. Dautre part, laddition de ces deux gestes montre que, lorsque le ménisque interne est conservé (sain ou suturé), les résultats après 10 ans sont excellents tant en matière de laxité que darthrose avec 96 % de patients très satisfaits ou satisfaits, une laxité résiduelle différentielle de 3,5 mm et des radiographies normales dans 92 % des cas [1, 5]. Les résultats exprimés sous forme du score IKDC sont résumés, pour les principaux items dans les tableaux 1, 2, 3 et 4. Les scores des 52 patients au ménisques sains ou suturés étaient significativement meilleurs que pour les 96 patients ayant eu une méniscectomie. Enfin, aucune laxité externe na été mise en évidence en dehors des cas darthrose évoluée, infirmant ainsi le reproche fait au Lemaire daffaiblir les formations externes.
Lintérêt de ladjonction de cette plastie additionnelle reste difficile à apprécier puisque nous navons pas mené détude comparative. Là encore, seule une étude prospective (en cours) pourra nous permettre de conclure plus sûrement.
Conclusion
Nous nemployons isolément le Lemaire que de manière palliative en cas darthrose où les symptômes dinstabilité dominent. Nous demeurons fidèles à la conception dune plastie extra-articulaire de Lemaire venant seulement en complément dune refection du pivôt central, pour les genoux à risque ou particulièrement laxes. Il nen reste pas moins que le geste chirurgical sen trouve sensiblement alourdi avec une cicatrice supplémentaire qui nous fait limiter ces indications chez les jeunes femmes. Certaines équipes utilisent une voie dabord réduite mais qui rend difficile la fermeture du fascia-lata. En dépit de ces quelques inconvénients, la constatation de bons résultats à long terme nous incitent à penser que la greffe isolée du LCA ne resoud pas tous les problèmes et quil est certainement utile de pouvoir disposer de gestes complémentaires.
références bibliographiques
1. AIT SI SELMI T. Résultats éloignés de la greffe libre du ligament croisé antérieur associée à une plastie de Lemaire. 148 cas avec un recul minimum de 10 ans.Thèse Med. Lyon, 1995.
2. BUSS D. D., WARREN R. F., WICKIWICZ T. L., GALINAT B. J., PANARIELLO R. Arthroscopically assisted reconstruction of the anterior cruciate ligament with use of autogenous patellar-ligament grafts. J. Bone Joint Surg., 1993, 75-A : 1346 - 1355.
3. CHASSAING V. La ligamentoplastie palliative (technique de LEMAIRE) pour rupture du ligament croisé antéro-externe. Etude de 44 cas. Rev. Chir. Orthop., Suppl. II, 1980, 66: 93 - 96.
4. CHOTEL F. Résultats à long terme de la reconstruction du ligament croisé antérieur par le procédé de Mac Injones . A propos dune série consécutive de 144 patients opérés il y a plus de 10 ans. Thèse Med. Lyon, 1996.
5. DEJOUR H, AIT SI SELMI T, DEJOUR D., NEYRET Ph. Résultats à plus de 10 ans de 52 laxités antérieures isolées traitées par greffe libre du tendon rotulien associée à une plastie de Lemaire. Communication particulière, 1996, 71° Réunion annuelle de la SO.F.C.O.T.
6. DRAGANISH L. F., HSIEH Y., REIDER B. Iliotibial band tenodesis : a new strategy for attachment. Am. J. Sports Med., 1995, 23 : 186 - 195.
7. DRAGANISH L. F., REIDER B., LING M., SAMUELSON M. An in vitro study of an intra-articular and extra-articular reconstruction in the anterior cruciate ligament deficient knee. Am. J. Sports Med., 1990, 18 : 262 - 266.
8. ENGEBRETSEN L., LEW W. D., LEWIS J. L., HUNTER R. E. The effect of an iliotibial tendesis an intra-articular graft forces and knee joint motion. Am. J. Sports Med., 1990, 18 : 169 - 176.
9. HOLMES P. F., JAMES S. L., LARSON R. L., SINGER K. M., JONES D. C. Retrospective direct comparaison of three intraarticular anterior cruciate ligament reconstructions. Am. J. Sports Med., 1991, 19 : 596 - 600.
10. KRACKOW K. A., BROOKS R. L. Optimization of knee ligament position for lateral extra-articular reconstruction. Am. J. Sports med., 1983, 293 - 302.
11. KUROSAWA H., YASUDA K., YAMAKOSHI K., KAMIYA A., KANEDA K. An experimental evaluation of isometric placement for extra-articular reconstruction of the anterior cruciate ligament. Am. J. Sports Med., 1991, 19 : 384 - 388.
12. LEMAIRE M. Résultats de la plastie extra-articulaire palliative de la rupture du ligament croisé antérieur. Rev. Chir. Orthop., 1983, 69 : 278-282.
13. LEMAIRE M. Rupture ancienne du ligament croisé antérieur du genou. J. Chir. (Paris), 1967, 93 : 311-320.
14. LEMAIRE M., COMBELLE F. Technique actuelle de plastie ligamentaire pour rupture ancienne du ligament croisé antérieur. Rev. Chir. Orthop., 1980, 66: 523 - 525.
15. NEYRET Ph., PALOMO J. R., DONELL S. J., DEJOUR H. Extra articular tenodesis for anterior cruriate ligament rupture in amateur skiers. Br. J. Sports Med., 1994, 28 : 31 - 34.
16. NOYES F. R., BARBER S. D. The effect of an extra-articular procedure on allograft reconstructions for chronic ruptures of the anterior cruciate ligament. J. Bone Joint Surg., 1991, 73-A : 882 - 892.
17. OBRIEN S. J., WARREN R. F., WICKIEWICZ T. L., RAWLINS B. A., ALLEN A. A., PANARIELLO R., NELLY A. M. The iliotibial band lateral sling procedure and its effect on the results of anterior cruciate ligament reconstruction. Am. J. Sports Med., 1991, 19 : 21 - 25.
18. SAILLANT G., BOUCHET Th., SALGADO V., BENAZET JP., ROY CAMILLE R. Cure chirurgicale des laxités chroniques antérieures du genou par plastie extra-articulaire de Lemaire. Résultats à propos de 132 cas. J. Traumatol. Sport , 1988, 5: 67 - 72.