|
|
Les tumeurs malignes des parties molles, le chirurgien orthopédiste et l'équipe pluridisciplinaire P. Bonnevialle , A. Gomez-Bouchet , A. Ponsot , N. Sans , M. Delannes , C. Chevreau , P. Mansat | MO n°205 Juin 2011 | Le rôle du chirurgien orthopédiste dans la prise en charge d’une tumeur maligne des membres de l’adulte ne se conçoit qu’au sein d’une équipe pluridisciplinaire : c’est une “nécessité absolue” [Recommandations pour la Pratique Clinique ]. Il n’y a plus de place pour les contacts séquentiels, isolés et unilatéraux entre les divers praticiens prenant en charge cette pathologie. Celle-ci s’élabore et se décide au cours de réunions de concertation pluridisciplinaire (RCP) où sont envisagées de manière concertée et coordonnée les investigations para cliniques et les différentes décisions thérapeutiques [Gouin et Rosset , Dujardin et al. ]. Au sein de cet organe de réflexion et de décision, le chirurgien garde la place prépondérante car il sera l’acteur de la résection, temps ... P. Bonnevialle , A. Gomez-Bouchet , A. Ponsot , N. Sans , M. Delannes , C. Chevreau , P. Mansat |
L'implantation de particules osseuses déminéralisées dans le kyste osseux anévrysmal : un nouveau concept biologique C. Delloye, PL. Docquier | MO n°154 Mai 2006 | Le kyste osseux anévrysmal (KOA) est une lésion bénigne de l'os qui est probablement réactionnelle. L'évolution de cette tumeur est souvent rapide, soufflant les contours de l'os . Le KOA peut être un réel défi thérapeutique lorsqu'il se présente comme un foyer de lyse osseuse très agressif ou de localisation difficile comme au niveau du bassin . C'est un autre défi que de prévoir son comportement biologique. Tantôt il s'expanse rapidement en soufflant l'os qu'il fait disparaître tantôt son évolution reste modérée, s'arrêtant rapidement de croître et finit par s'ossifier. KAO primitifUn stimulus d'origine indéterminée entraîne des modifications hémodynamiques locales dans l'os . La réaction de l'os provoque une dystrophie osseuse contenant des collections sanguines baignant un stroma très cellulaire et non néoplasique.KAO secondaireDans ... C. Delloye, PL. Docquier |
Démarche diagnostique devant une image osseuse d'allure tumorale Ph. Anract, B. Tomeno | MO n°136 Août 2004 | Les tumeurs osseuses sont des pathologies rares et de ce fait mal connues. Aux Etats-Unis, l'incidence des tumeurs osseuses malignes primitives (TOMP) est de 10 cas par an pour un million d'habitants. Parmi ces tumeurs, c'est l'ostéosarcome qui est le plus fréquent (30% à 35% de TOMP) ; il représente 0,2% de tous les cancers et son incidence est de 100 à 150 cas par an en France ; viennent ensuite les chondrosarcomes (25% des TOMP) et les sarcomes d'Ewing (20% des TOMP) dont l'incidence est de 50 à 80 cas par an en France. Les tumeurs osseuses secondaires sont, quant à elles, plus fréquentes ; elles touchent environ 60% des patients atteints de cancer (en sachant que le cancer est la deuxième cause de mortalité en France). En France, le nombre de nouveaux cas de cancers par an est de 250 000, avec 34 000 cancers du sein, 33 500 cancers colo-rectaux, ... Ph. Anract, B. Tomeno |
Prise en charge des sarcomes des tissus mous A. Babinet | MO n°136 Août 2004 | Les sarcomes des tissus mous sont des tumeurs rares dont l'incidence annuelle est voisine de 18 cas par million d'habitants. Ils touchent assez souvent les sujets âgés, au delà de 60 ans avec une prédominance masculine modérée.Les formes histologiques sont nombreuses et nous ne les détaillerons pas. L'exérèse chirurgicale large est l'arme thérapeutique principale pouvant nécessiter des gestes de reconstructions complexes (Lambeaux libres, greffes nerveuse, pontage artériel). La prise en charge rigoureuse de ces maladies est indispensable et simple si elle suit strictement la même séquence événementielle : - Y penser devant une "boule" dans les parties molles- Confirmer et en faire le bilan rapidement- Adopter une stratégie thérapeutique collégiale rassemblant chirurgiens, oncologues, radiothérapeutes, radiologues et anatomopathologistes.Il ... A. Babinet |
Conduite à tenir devant une tumeur à cellules géantes B. Tomeno | MO n°136 Août 2004 | Ce choix est mûrement réfléchi. Les Tumeurs à Cellules Géantes pouvant être bénignes ou malignes, celui qui les aura bien étudiées saura l'essentiel de ce qu'il faut connaître sur les tumeurs. Il aura pris connaissance de toutes les variantes et « ficelles » du curetage-comblement qui est le traitement de routine de toutes les tumeurs bénignes intra-osseuses. En se penchant sur les formes malignes il aura « jeté un œil » sur les techniques des grandes résection-reconstruction et sur les thérapeutiques associées (radio et chimiothérapies). La TCG est une tumeur exemplaire et didactique. Les TCG sont fréquentes : 15 à 20% des tumeurs du squelette. Leur histogénèse reste imprécise (on pense qu'elles proviennent de précurseurs de la cellule conjonctive). Elles siégent plus souvent aux membres (90%) qu'au tronc et ici se localisent essentiellement ... B. Tomeno |
Manifestations ostéo-articulaires de la drépanocytose Y. Catonné, M. Mukiqi Mukasa, J.-L. Rouvillain, D. Ribeyre | MO n°135 Juin 2004 | La drépanocytose, hémoglobinopathie la plus fréquente au monde, survient essentiellement chez les sujets de race noire et dans les populations du pourtour Méditerranéen. Il s'agit d'une maladie génétique caractérisée par la présence d'hémoglobine S, transmise selon le mode mendélien autosomique codominant et résultant d'une mutation portant sur le sixième acide aminé de la chaîne béta de l'hémoglobine : une valine se substitue à un acide glutamique.Le diagnostic de drépanocytose est affirmé par l'électrophorèse de l'hémoglobine qui permet de différentier les hémoglobines anormales : AS, SS, SC, S béta thalassémie. Différentes techniques (électrophorèse à Ph alcalin ou sur gélose, focalisation isoélectrique) permettent d'identifier et de doser les fractions d'hémoglobine anormale.La drépanocytose ne devient symptomatique qu'à l'état homozygote ... Y. Catonné, M. Mukiqi Mukasa, J.-L. Rouvillain, D. Ribeyre |
Traumatismes ostéovasculaires : Stratégie thérapeutique J. Marzelle, P. Trévidic, JM. Pernes, S. Kovarsky, H. Borie | MO n°104 Mai 2001 | L'association d'une atteinte vasculaire et osseuse témoigne de la gravité d'un traumatisme et met en jeu la viabilité d'un membre. La stratégie thérapeutique a été influencée par la chirurgie de guerre, en particulier le bilan de la guerre du Vietnam . Sous nos climats, nous avons le plus souvent à faire face à des accidents de la voie publique, les traumatismes les plus complexes survenant chez les «deux-roues». Les traumatismes iatrogènes, au décours de la chirurgie orthopédique, seront traités dans un article ultérieur. Le traumatisme vasculaire peut résulter d'un mécanisme direct - contusion ou plaie pénétrante - ou être secondaire au traumatisme ostéoarticulaire de proximité. Les hémorragies - extériorisées ou non - sont à distinguer des ischémies, dont le retentissement peut être dramatique pour deux raisons : Il s'agit de sujets ... J. Marzelle, P. Trévidic, JM. Pernes, S. Kovarsky, H. Borie |
| |