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Le vissage percutané rétrograde des fractures non ou peu déplacées du corps du scaphoïde L. Thomsen | MO n°206 Août 2011 | Il est estimé que 90 à 95% des fractures du corps du scaphoïde consolident en 6 à 10 semaines quand elles sont précocement identifiées et immobilisées de manière appropriées . Les facteurs influençant le temps de consolidation sont : le délai du traitement, la technique d’immobilisation, le siège de la fracture et sa nature . Puisque la majorité des fractures du scaphoïde touche des adultes en âge de travailler, le traitement orthopédique par plâtre et immobilisation peut entraîner un handicap physique (plâtre et rééducation) et économique important . La chirurgie à ciel ouvert des fractures, non déplacées, du corps du scaphoïde augmente la stabilité, diminue la durée d’immobilisation et donc favorise un retour précoce au travail et au sport sans malheureusement diminuer le taux de pseudarthrose qui est estimé à 5 % . Cependant ... L. Thomsen |
L'articulation radio-ulnaire distale instable et arthrosique M. Garcia Elias | MO n°203 Avril 2011 | D’un point de vue biomécanique1, l’articulation radio-ulnaire distale est considérée comme instable quand des rapports normaux entre le radius distal et l’ulna ne sont plus assurés durant l’arc de mobilité en pronosupination (cinématique anormale), Cela entraîne un transfert de contrainte anormal à travers l’articulation. L’instabilité chronique tend à induire une dégénérescence cartilagineuse, et éventuellement des douleurs du poignet, une diminution de la mobilité et un handicap non négligeable. Fréquemment quand l’ARUD est instable, l’unité radiocarpienne peut être déplacée passivement en arrière ou en avant par rapport à la tête ulnaire au delà de certaines limites considérées comme normales. Un déplacement normal, cependant, varie beaucoup selon les individus et ... M. Garcia Elias |
Cimentoplastie du semi-lunaire dans les stades avancés de la maladie de Kienbock P. Canela, P.-J. Carvalho, I. Barros, J. Neves | MO n°190 Janvier 2010 | Au cours de l'évolution de la maladie de Kienbock peut se produire un collapsus du semi-lunaire qui conduit dans les formes avancées à une désorganisation du carpe. Ces désordres entraînent des douleurs avec une limitation de la mobilité du carpe et une diminution de la force de préhension de la main. Nous présentons ici un traitement de sauvetage par cimentoplastie per-cutanée du semi-lunaire dans les stades évolués de la maladie. Cette technique a été utilisée chez 11 de nos patients porteurs d'un stade III et IV dans la classification de Lichtman. Le recul encore court permet néanmoins de se faire une idée assez précise de la valeur de ce traitement. Bien que la maladie de Kienbock soit connue de longue date (Peste 1843, Kienbock 1910), il persiste de nombreuses inconnues. L'analyse des lésions sur les images radiologiques ... P. Canela, P.-J. Carvalho, I. Barros, J. Neves |
Arthrodèse accourcissant l'auriculaire par ablation de la phalange intermédiaire pour les crochets invétérés de la maladie de Dupuytren G. Raimbeau, P.-A. Fouque, Y. Saint Cast, B. Cesari, F. Rabarin | MO n°179 Décembre 2008 | Maladie mystérieuse, la maladie de Dupuytren est parfois rebelle face au traitement que nous réalisons, en particulier dans les déformations en crochet de l’auriculaire . La récidive de la déformation est fréquente sur ce doigt, elle est induite par la reprise du processus mais aussi par le développement d’un carcan cicatriciel qui croît avec le nombre d’interventions. Cette récidive conduit parfois le patient à demander l’amputation pour se libérer de son crochet digital. Cette solution radicale n’exclut ni l’extension de la maladie dans l’annulaire, avec ce même risque de déformation pour ce rayon voisin ni celui de névrome qui est la séquelle la plus sévère pour une maladie du collagène indolore.Face à l’amputation dans ces crochets invétérés, nous proposons une alternative qui est une résection ... G. Raimbeau, P.-A. Fouque, Y. Saint Cast, B. Cesari, F. Rabarin |
Ostéotomie du capitatum et nécrose du lunatum dans la maladie de Kienbock F. Rabarin, B. Cesari, Y Saint Cast, P.-A. Fouque, G. Raimbeau | MO n°179 Décembre 2008 | La nécrose du lunatum ou maladie de Kienböck avant même la fragmentation du lunatum et l’arthrose peut retentir de façon importante sur la fonction du poignet et de la main . Les interventions de décompression de la loge lunarienne améliorent la fonction du poignet et parfois la qualité de la trame osseuse du lunatum. L’intervention de référence est l’ostéotomie d’accourcissement du radius. Ces deux notions sont consensuelles ; mais en cas d’ulna neutre, long ou de dysplasie de l’articulation radio ulnaire distale, l’ostéotomie accourcissante du radius est déconseillée en raison du risque de déstabilisation de l’Articulation Radio Ulnaire Distale et de conflit ulno carpien ; alors que faire ?Dans cette situation, notre équipe a opté pour l’Ostéotomie d’Accourcissement du ... F. Rabarin, B. Cesari, Y Saint Cast, P.-A. Fouque, G. Raimbeau |
Fractures du radius distal à déplacement dorsal traitées par plaques palmaires : phénomène de mode ou éclair de lucidité ? L. Obert, G. Leclerc, N. Blanchet, P. Vichard, P. Garbuio | MO n°171 Février 2008 | Les fractures du radius distal chez l’adulte demeurent un challenge thérapeutique avec l’augmentation de la durée de vie et l’augmentation des sports à risque. En effet, l’incidence de ces fractures ne diminue pas dans deux populations cibles, les femmes ménopausées et les hommes de moins de 40 ans . Un bon nombre de ces fractures déplacées sont encore traitées par réduction et immobilisation . La stabilité de la réduction étant essentiellement liée à l’importance du déplacement initial (plus la fracture est déplacée, plus elle risque de se déplacer encore après réduction !!!), il est logique de fixer toute fracture nécessitant une réduction . La traction par fixateur externe à foyer fermé, populaire aux Etats-Unis, ne peut pas obtenir une réduction anatomique dans un bon nombre de cas car le ligamentotaxis ... L. Obert, G. Leclerc, N. Blanchet, P. Vichard, P. Garbuio |
Prise en charge des paralysies intrinsèque du pouce F. Chaise 1.2.3, Ph. Bellemere 1.2, B. Chabaud 3.4. | MO n°165 Juin 2007 | Les paralysies des muscles intrinsèques du pouce altèrent la fonction d’opposition qui est le résultat d’un mouvement à trois composantes : l’antépulsion, l‘adduction, la pronation . Le mouvement complet d’opposition n’est possible que si toutes les structures anatomiques locales sont fonctionnelles.Le pouce dont les intrinsèques sont paralysés est sous la dépendance unique des muscles extrinsèques ce qui conduit progressivement à des déséquilibres fonctionnels majeurs dont le terme final est le pouce enraidi en adduction, rétroposition avec une interphalangienne fixée en flexion. Une prise en charge précoce, doit donc être mise en œuvre avant la survenue de ces complications dont le traitement reste difficile, les résultats incertains et souvent décevants. La rééducation, l’appareillage, l’ergothérapie ... F. Chaise 1.2.3, Ph. Bellemere 1.2, B. Chabaud 3.4. |
Traitement palliatif des paralysies intrinsèques des doigts longs Ph. Bellemere 1.2, F. Chaise 1.2.3, B. Chabaud 2.4. | MO n°165 Juin 2007 | Les paralysies des muscles intrinsèques des doigts résultent de traumatismes nerveux, de maladies neurologiques infectieuses (lèpre, polio) ou dégénératives touchant au moins le nerf ulnaire. Ces paralysies entraînent une déformation des doigts et une incapacité fonctionnelle qui traduisent le déséquilibre des appareils musculaires intrinsèques et extrinsèques des doigts .La déformation est une griffe des doigts longs qui se manifeste typiquement lors de l’extension active des doigts avec une hyperextension de la première phalange par défaut de stabilisation des MP alors que les 2ème et 3ème phalanges restent en flexion . Cette attitude ne concerne que le 4ème et 5ème doigt en cas de paralysie du nerf ulnaire isolée car les muscles lombricaux du 2ème et 3ème doigt, inn... Ph. Bellemere 1.2, F. Chaise 1.2.3, B. Chabaud 2.4. |
Le doigt en maillet traumatique (mallet finger) R. giaretti, Ch. Dumontier | MO n°156 Août 2006 | Les lésions traumatiques du tendon extenseur au niveau de la phalange distale des doigts sont fréquentes, lors de la pratique du sport, chez les travailleurs manuels, mais également lors des activités quotidiennes courantes. En l’absence de traitement, ces lésions évolueront non seulement vers une déformation permanente de l’extrémité digitale, mais elles peuvent également parfois retentir sur l’ensemble de la fonction du doigt. Historique et DéfinitionsLe mallet finger, en français doigt en maillet, correspond à une perte de la continuité de l'appareil extenseur au dos de la dernière phalange d’origine traumatique. La déformation, rapportée initialement avec un arrachement osseux, a été décrite par Segond en 1880 . En 1887, Schoening décrit la déformation par rupture sous-cutanée de l'extenseur . Le nom de doigt en ... R. giaretti, Ch. Dumontier |
Lésions récentes des tendons extenseurs de la main et des doigts C. Conso , Ph. Tchenio , Ch. Dumontier | MO n°155 Juin 2006 | Les tendons extenseurs, de par leur situation anatomique superficielle, sont facilement exposés et lésés. La peau et le tissu sous-cutané qui les recouvrent sont fins. Les lésions typiques sont des abrasions qui entraînent des dilacérations des extenseurs sur les doigts. Ces lésions sont plus fréquentes au niveau des articulations interphalangiennes et métacarpophalangiennes, ce qui impose la prudence et la recherche systématique d’effraction articulaire.Classiquement les lésions des tendons fléchisseurs sont considérées par la majorité des chirurgiens comme graves et leur réparation est prise très « à cœur ». À l’opposé la plaie d’extenseur apparaît plus bénigne, et la suture « aisée ». Une autre idée classiquement admise est qu’un extenseur pris en charge rapidement aura des suites « simples ».Les travaux ... C. Conso , Ph. Tchenio , Ch. Dumontier |
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