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| Jean-Louis PRUDHON | MO n°189 | Le congrès « Charnley Evolution 2009 » organisé par André Ferreira migre cette année de Lyon à Paris sous la double présidence de Jean Pierre Courpied et Jacques Caton. Ce congrès permet de faire le point sur la prothèse totale de hanche qui fut longtemps la référence et aussi de s’interroger sur les prothèses qui pourraient devenir les nouvelles références. Jean Louis Prudhon est un « Charnleyiste » convaincu et il survole pour nous plus de 25 ans d’exercice Grenoblois avec un regard lucide sur l’évolution de ses pratiques et sur celles des démarches de qualité qui encadrent aujourd’hui notre métier. M.O. : Encore un congrès sur la PTH ? J.L.P. : Oui, car la PTH est en évolution permanente, et ce qui est intéressant c’est d’évaluer les résultats au fil du temps et de confronter des ... |
| Reinhard ZELLER | MO n°188 | Reinhard Zeller est un membre éminent du cercle très restreint de la chirurgie de la scoliose. Il a acquis son expertise auprès de ses maîtres parisiens et en particulier de Jean Dubousset. Les rouages complexes du milieu hospitalo-universitaire français ont modérément contribué au développement de son activité mais son profil chirurgical a convaincu les Canadiens qui lui ont proposé une place de choix à Toronto. Heureux dénouement pour un sombre scénario qui tend à se banaliser dans nos CHU. M.O. : Comment votre implantation au Canada se passe-t-elle ?R.Z. : Bien. Je travaille dans le plus grand hôpital pour enfants du Canada qui est aussi un des plus grands hôpitaux pédiatriques au monde. Il s’appelle Hospital for the Sick Children c’est-à-dire hôpital des enfants malades, plus communément appelé « SickKids », ... |
| Gilles PASQUIER | MO n°188 | Après une carrière dynamique de praticien hospitalier et de chef de service au centre hospitalier de Roubaix, Gilles Pasquier a été nommé Professeur des Universités au CHU de Lille où il entame un nouveau chapitre de sa vie. Maîtrise Orthopédique dont il a été un des premiers collaborateurs, lui a demandé de décrire ce parcours un peu inattendu. M.O. : Vous venez d’être nommé PU-PH ; concrètement comment cela se déroule ?G.P. : Les circonstances à Lille ont conduit à la libération d’un poste universitaire que l’on m’a proposé. Pour être nommé professeur des universités, il faut présenter et réussir des épreuves face à un jury de sa discipline. Ce jury de 9 membres constitue la sous-section de chirurgie orthopédique et traumatologique au sein du Conseil National des Universités. En pratique on dit qu’on va ... |
| Henri MATHEVON | MO n°187 | En février dernier se tenait à Dunkerque un congrès sur les avancées et controverses en matière de fractures complexes fermées. Organisé par Henri Mathevon, ce congrès était entièrement structuré autour de cas cliniques. Cette présentation originale était tout à fait dans son tempérament et témoigne de sa formation très éclectique. La forte et permanente implication d’Henri en traumatologie en ont fait la figure emblématique de l’Orthopédie de Dunkerque. M.O. : Quel est le bilan de ces journées organisées autour de cas cliniques de fractures complexes ?H.M. : Avant de parler de bilan je voudrais surtout remercier tous ceux qui une fois de plus m’ont fait le plaisir de participer, j’en suis persuadé non seulement par intérêt scientifique mais aussi par amitié, ma plus grande satisfaction étant de permettre ... |
| Andrew WALLACE | MO n°186 | Andrew Wallace est un chirurgien voyageur. Après des études de médecine en Australie, de la recherche fondamentale en Ecosse et un fellowship au Canada, il saisit l’opportunité d’un poste de chercheur à l’Imperial College de Londres pour tenter sa chance en Angleterre. Les lourdeurs de la vie universitaire et du « National Health System » le poussent à monter un des premiers cabinets libéraux d’orthopédie de Londres. Aujourd’hui, il traite une patientèle de rugbymen professionnels et amateurs, et nous fait partager son expérience en terme de stabilisation arthroscopique, ses inquiétudes sur les lésions ostéochondrales de plus en plus précoces de ces joueurs, et nous dévoile différentes voies de recherche qui le passionnent. M.O. : De quelle façon êtes-vous passé de la faculté de médecine de Sydney à une unité ... |
| Christian NOURISSAT | MO n°185 | La Société Française de la Hanche et du Genou présentait lors de la journée des spécialités de la dernière SOFCOT une «Table Ronde» sur le verrouillage des implants fémoraux dans l’arthroplastie de hanche. Celle ci était organisée par Denis Van de Velde et Patrice Mertl avec le concours de Christian Nourissat. Nous avons demandé à ce dernier de nous faire le point sur cette technique et de nous retracer les principales étapes de sa carrière professionnelle marquée par une activité libérale très studieuse. M.O. : Quelles ont été les conclusions de cette mise au point sur le verrouillage des tiges fémorales lors de la Sofcot ?C.N. : Que c’était une bonne technique opératoire dans les reprises fémorales mais évidemment essentiellement pour les grands descellements fémoraux c’est-à-dire les stades III ou IV de ... |
| Jean-Charles le Huec | MO n°184 | Le Congrès de la Société Française de Chirurgie du Rachis se tient début juin au Touquet. Comme chaque année s’y retrouvent les ténors francophones de la spécialité. Parmi eux, on reconnaît Jean Charles Le Huec, breton et marin de souche qui a mené sa barque « Entre-deux-Mers » et qui nous retrace sa carrière bien remplie de chirurgien orthopédiste à Bordeaux. M.O. : Comment se porte la Société Française de Chirurgie du Rachis ?J.C.L.H. : La SFCR est une société toute jeune puisqu’elle débute sa 5ème année d’existence, et cette année elle conjugue son congrès avec celui de la Société des Neurochirurgiens Francophones du Rachis ainsi que celui du Groupe d’Etudes de la Scoliose. Cela constitue le plus grand congrès en langue française sur la chirurgie de la colonne vertébrale, qui n’ait jamais été ... |
| Marc Philippon | MO n°183 | Marc Philippon est un québécois qui a fait carrière aux USA où il se consacre à l’arthroscopie de hanche. Il nous raconte les différentes étapes de son évolution professionnelle qui lui ont procuré une expertise dans un domaine très pointu de la pathologie fémoro-acétabulaire. Nous l’avons rencontré au congrès « Hip 2008 » à Toulouse, rendez-vous incontournable des chirurgiens de la hanche. M.O. : Où avez-vous fait vos études de médecine ?M.J.P. : Je suis né dans la ville de Québec mais j’ai fait mes études de médecine à l’université de Mc Master qui est en Ontario. A l’âge de 19 ans, j’avais obtenu une bourse pour aller jouer au soccer, le football français, aux Etats-Unis et sur place, je me suis découvert une vocation pour la chirurgie. Alors je me suis intéressé aux écoles de médecine ... |
| S. Wahbi & A. Bensaid | MO n°182 | Le 1ème congrès de l’Association des Orthopédistes de Langue Française se tenait en avril à Marrakech de façon conjointe au 6ème congrès de la Société Marocaine de Chirurgie Orthopédique et Traumatologique. Nous y avons rencontré leur Président respectif S. Wahbi et A. Bensaid. Le succès de cette manifestation rappelle, au delà de la mondialisation des techniques et de la particularité des traditions locales, les profonds liens culturels qui unissent la France au Maroc. M.O. : Pourquoi avoir organisé un congrès commun de l’AOLF et de la SMACOT ?S.W. : Pourquoi un congrès conjoint ? D’abord il me semblait naturel, puisque la Société Marocaine de Chirurgie Orthopédique et Traumatologique fait partie statutairement de l’AOLF, qu’elle soit associée à l’organisation de ce c... |
| Gary Garstman | MO n°181 | Le Nice Shoulder Course organisé en mai dernier par Pascal Boileau a connu comme à l’accoutumée une forte affluence et comme à l’accoutumée la qualité et la quantité des travaux présentés étaient remarquables. Nous y avons rencontré Gary Gartsman, chirurgien à Houston et pionnier de l’arthroscopie de l’épaule qui nous a raconté avec beaucoup d’esprit ses débuts et son parcours professionnel dans l’arthroscopie de l’épaule. M.O. : Comment avez-vous trouvé le Nice Shoulder Course ?G.G. : Splendide. Ce qui est frappant pour les chirurgiens nord américains, c’est le changement actuel de leadership en matière de congrès sur la chirurgie de l’épaule. Il y a 15 ans les meilleurs avaient lieu aux USA. Le virage a commencé à s’amorcer lors du congrès international sur la chirurgie ... |
| Pierre Kehr | MO n°180 | Pierre Kehr est une figure de l’orthopédie alsacienne. De ses débuts chez Jung jusqu’à sa chefferie de service du Centre de Traumatologie de Illkirch, il a contribué durant plus de 40 années à la chirurgie hospitalo-universitaire de l’Est. Son implication dans le GECO, le Journal Européen d’Orthopédie Traumatologie et ArgoSpine lui a permis d’agir au niveau européen sur la formation des orthopédistes. M.O. : Comment s’est déroulée votre formation chirurgicale ?P.K. : J’ai été externe à Strasbourg en 1958 dans le service du Professeur Fontaine lui même élève de Leriche. Dès ce premier stage d’externat, je me suis décidé à devenir chirurgien. J’ai été « fonction d’interne » comme c’était fréquent à l’époque pour anticiper son internat, dès 1960 dans le service ... |
| Guy RAIMBEAU | MO n°179 | Guy Raimbeau est l’actuel président de la Société Française de Chirurgie de la Main. Cet Angevin de souche nous raconte son itinéraire orthopédique et la façon dont il est arrivé, depuis sa douce province à construire une unité unique en France : un Centre dans lequel les pathologies de la main sont prises en charge exclusivement en ambulatoire. Il nous donne aussi avec conviction sa vision des défis actuels de la chirurgie. M.O. : Etes-vous Angevin d’origine ?G.R. : Je suis Gaulois. Je descends de la tribu des Andécaves, nom qui pourrait signifier « très harmonieux ». C’est une tribu dont l’un des chefs Dumnacus s’illustra en 51 près d’Angers par sa résistance aux Romains lors de leur conquête de la Gaule. Tous mes chromosomes sont angevins par mes deux branches, paternelle et maternelle, et ... |
| Jean-Michel ROGUEZ | MO n°178 | Jean-Michel Rogez est le «pilier» de l’orthopédie pédiatrique Nantaise. Passionné d’anatomie et d’anthropologie, enseignant infatigable, ancien rugbyman, il est unanimement reconnu par ses collaborateurs et ses pairs comme un manager solide et inépuisable, généreux et fidèle en amitié. Il nous livre les étapes de son parcours. M.O. : Comment arrivez-vous à concilier les fonctions de chirurgien pédiatre, d’enseignant en anatomie et de doyen de la Faculté de Médecine ?JM.R. : C’est que je ne suis plus à temps plein pour tout. J’opère moins mais je fais encore quelques rachis et quelques chirurgies multi sites du handicap. Je consulte moins et je ne prends plus de garde. J’ai conservé l’enseignement magistral du PCEM 1 et celui de l’orthopédie pédiatrique. Pour la Chirurgie et l’Enseignement, ... |
| Frédéric Laude | MO n°178 | En mai dernier se tenait à Paris un congrès sur les progrès de l’arthroscopie de hanche. Nous y avons rencontré Frédéric Laude. Frédéric à reçu de son Maître Emile Letournel la vocation de la chirurgie des fractures du cotyle et par la suite il s’est exclusivement consacré à la chirurgie de la hanche. Sa quête des abords minimalistes ne pouvait que le conduire à l’arthroscopie de hanche. M.O. : Comment était programmé ce congrès sur l’arthroscopie de hanche ?F.L. : Il était divisé en deux journées. La première journée traitait des aspects théoriques et la deuxième journée était plutôt axée sur la retransmission d’interventions « en direct ». Cette retransmission était faite de France, d’Angleterre et des USA. Compte tenu du décalage horaire, le matin c’était l’Europe et l’après-midi ... |
| Kowk-Sui LEUNG | MO n°177 | Le Professeur Kwok-Sui Leung est le chef de service du département de traumatologie de l’hôpital Prince of Wales de Hong Kong. Depuis 20 ans il a développé des techniques aussi pointues que l’utilisation de la navigation dans les enclouages des membres et les fractures du bassin. Il nous fait part de la modification récente de ses pratiques professionnelles en raison de l’augmentation de la durée de vie de ses patients. Une prise en charge spécifique de ceux-ci fait appel aux techniques les plus avancées de la chirurgie, mais laisse place aussi à la médecine chinoise qui s’intègre dans les protocoles de rééducation. M.O. : Comment est répartie l’offre de soin à Hong Kong ?KS L. : A Hong Kong, il y a 14 hôpitaux principaux qui sont dirigés par le gouvernement et dans chacun de ces hôpitaux il existe ... |
| David DEJOUR | MO n°176 | David Dejour présidait en décembre dernier à Lyon, le congrès de la Société Française d’Arthroscopie. Il nous expose les points forts de ce congrès très prisé et nous retrace les principales étapes de sa carrière professionnelle entièrement tournée vers le genou. M.O. : Comment s’est déroulé ce congrès de la SFA ?D.D. : Ce congrès de la SFA était un peu particulier puisqu’on l’a organisé pendant la fête des lumières, les 6-7-8 décembre, qui est une période très festive à Lyon. Ce congrès a été un réel succès puisqu’on a battu tous les records d’inscriptions de la SFA.M.O. : Et qu’est-ce que cela veut dire ?D.D. : Cela veut dire que la fréquentation totale était de 1300 personnes avec à peu près 1000 participants médicaux. On a essayé de mettre une petite touche lyonnaise. Sur le plan scientifique ... |
| Henri JUDET | MO n°175 | Henri Judet présidait en début d’année les 2èmes Journées de Navigation PLM consacrées à l’actualité en matière de chirurgie assistée par ordinateur. Il nous a expliqué pourquoi, à l’instar des arthroscopistes, il a tourné son regard de l’opéré vers un écran et nous a évoqué son itinéraire chirurgical taillé dans du bois de Judet. M.O. : Comment avez-vous été amené à organiser ce congrès ?H.J. : En fait cela s’est fait avec l’équipe lyonnaise de l’hôpital Edouard Herriot, Jacques Bejui Hugues et Jean-Paul Carret. Ils s’intéressaient depuis un certain temps à la navigation et moi aussi. A un moment, nous avons décidé de réaliser un système de navigation indépendant des systèmes déjà existants. J’avais commencé à travailler avec des systèmes qui m’étaient imposés et ceux-ci ne m’apportaient ... |
| E.M. Wolf | MO n°174 | Eugène Wolf est un des pionniers de l'arthroscopie de l'épaule. Il a été entre autres, le premier à utiliser des ancres pour réaliser l'intervention de Bankart arthroscopique. Il exerce à San Francisco depuis 25 ans, mais c'est à Bordeaux que cet Américain à fait ses études de médecine. M.O. : Qu’est ce qui vous a amené à faire vos études de médecine à Bordeaux ?E.W. : Pendant la guerre du Vietnam, les étudiants en médecine étaient sursitaires, mais je n’avais pas fait les concours nécessaires pour entrer dans une école de médecine aux USA. J’ai envisagé la possibilité de le faire en Europe, et en particulier, en France. J’ai trouvé Bordeaux sur la carte de France et la ville me semblait bien située et avec une Faculté de Médecine bien réputée. J’ai pris un billet aller-simple pour Bordeaux sur Air France. ... |
| Jean-Jacques Rombouts | MO n°173 | Dès le début de sa carrière, Jean-Jacques Rombouts a manifesté un vif intérêt pour l’enseignement de la médecine et la formation des spécialistes. Chirurgien orthopédiste comme son père, qui fut élève de Lambotte, il s'oriente vers une carrière académique avec une prédilection pour l'orthopédie pédiatrique. Il a achevé sa vie universitaire comme doyen de la faculté de Médecine de l’U.C.L. où il a mis en oeuvre la réforme des études médicales suivant la déclaration de Bologne. A l'occasion de son éméritat, il nous retrace les grandes lignes de son parcours. M.O. : Vous avez été chef de service en orthopédie ?J.J.R. : Oui, du service d’orthopédie universitaire des Cliniques Universitaires Saint Luc qui est lié à la chaire d’Orthopédie de l’Université Catholique de Louvain. Cette chaire a été créée ... |
| W. Strecker | MO n°172 | Wolf Strecker est chef de service à Bamberg en Bavière. Son itinéraire professionnel particulièrement original lui confère une personnalité forte et attachante, à moins que ce soit celle-ci qui l’ait conduit à ce parcours exceptionnel. Nous l’avons rencontré au congrès de la Société Orthopédique de l’Ouest qu’il fréquente assidûment. M.O. : Commençons par les présentations ……W.S. : Je suis chirurgien orthopédiste et traumatologue, Chef de service d’une unité de 100 lits, dans un hôpital communal de 1040 lits, où sauf la chirurgie cardiaque, sont présentes toutes les spécialités. Cet hôpital se situe dans une très vieille ville d’Allemagne dans le nord de Nuremberg, qui s’appelle Bamberg. C’est une ville très baroque avec une cathédrale fameuse qui fête son millième ... |
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