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| Jacques VALLOTTON | MO n°216 | | J.V. : En grande partie à Lausanne. J’y ai d’abord effectué mon internat et ensuite mon « fellowship » chez Livio, auquel ont succédé Leyvraz et Farron. A l’époque, en 1990, je m’intéressais déjà un peu à la médecine du sport et j’avais publié un atlas de médecine de montagne. Ensuite, je suis allé faire une année de formation en orthopédie du sport à l’étranger. D’abord à Lyon pendant 6 mois, chez Jean-Luc Lerat et Bernard Moyen où j’ai aussi eu la chance de pouvoir consulter un jour par semaine avec Elisabeth Brunet Guedj qui m’a beaucoup apporté sur le plan clinique. Jean Luc Lerat était très attaché à l’analyse tridimensionnelle du morphotype et tous les patients présentant une instabilité de rotule faisaient un bilan radiologique et scannographique complet ; j’en ... |
| Harald KUHN | MO n°215 | Harald KUHN est un collègue allemand qui a gardé de ses stages hospitaliers en France, une curiosité pour tout ce qui peut se faire ailleurs ainsi que des convictions en faveur d’une orthopédie Européenne. Il s’est en particulier impliqué dans le développement d’une prothèse fémorale à tige courte et nous raconte avec un esprit très positif son itinéraire professionnel. M.O. : Où avez-vous appris le français ? H.K. : D’abord au lycée où j’avais fait du français pendant 5 ans. Puis à la maison où il y avait souvent des collègues francophones de mon père. Je me souviens particulièrement des contacts amicaux avec le Docteur Fajal de Beauvais, le Professeur Pierquin de Nancy et le Docteur Rippstein de Lausanne. Ils avaient tous un esprit créatif et très européen. J’étais jeune et curieux de cette France ... |
| Pau GOLANO | MO n°214 | Pau Golanó est professeur d’anatomie à l’Université de Barcelone. Cette notabilité n’entrave pas son esprit révolutionnaire. En effet, sa façon unique d’aborder sa spécialité lui vaut un certain ostracisme des milieux anatomiques mais lui assure l’admiration de la communauté chirurgicale internationale. Délaissant la dissection de cadavres aux chairs brunâtres gorgées de liquides conservateurs, il travaille sur pièces congelées avec une sensibilité artistique amenant à poser un nouveau regard sur l’anatomie. Son atelier ressemble à un bloc opératoire et les pièces qui en sortent, photographiées comme des modèles vivants, méritent d’être exhibées dans un musée. La finalité du travail de Pau Golanó est de faciliter le développement des nouvelles techniques opératoires et d’imageries et c’est ... |
| Martin LAVIGNE | MO n°213 | Le congrès H.I.P. de Toulouse a été en septembre dernier, comme à l’accoutumée, un grand succès. Nous y avons rencontré Martin Lavigne, un éminent collègue de Montréal, qui nous donne des nouvelles de l’orthopédie du Québec et qui traite d’un sujet brûlant d’actualité. Nous vous proposons ensuite, deux articles extraits des riches travaux du congrès. M.O. : Commençons par les présentations…. M.L. : Mon nom est Martin Lavigne, je suis Canadien et chirurgien orthopédiste. J’ai 41 ans, je suis professeur associé à l’université de Montréal et je travaille actuellement à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont qui est un hôpital affilié à l’Université de Montréal. M.O. : Qu’est-ce qu’un hôpital affilié ? M.L. : Un hôpital affilié est un hôpital qui ne fait pas partie du centre universitaire ... |
| Benjamin ALMAN | MO n°212 | Benjamin Alman est chef du pôle de la chirurgie orthopédique de l’Université de Toronto et de la chirurgie orthopédique pédiatrique à l’hôpital Sick Children de Toronto. Il est aussi à la tête de la recherche en biologie du développement et des cellules souches dans son université. Il nous conduit par cet entretien et l’article qui le suit, vers les domaines les plus sophistiqués de la recherche fondamentale ostéo-cartilagineuse. Il est convaincu que les chirurgiens d'aujourd'hui ne doivent pas renoncer à manier simultanément le bistouri et l’éprouvette. M.O. : Comment vous présenter ? B.A. : Mon nom est Benjamin Alman et je suis A.J. Latner professeur d’orthopédie à l’université de Toronto et le chairman du département orthopédie à l’hôpital Sick Children. M.O. : Que signifie A.J. ... |
| Moises COHEN | MO n°211 | Moises Cohen est une figure incontournable de la chirurgie du genou au Brésil. Il a commencé sa carrière comme chanteur de chorale mais a progressivement changé d’air et sa passion pour le sport l’a convaincu de se tourner vers la chirurgie orthopédique. Il a monté au Brésil un centre privé de prise en charge global de la pathologie du sportif. Président de l’ISAKOS Brésilien, il a accueilli le congrès cette année et nous fait part de son expérience de la prise en charge des lésions ligamentaires du genou de l’enfant au pays du Football roi. M.O. : Le congrès de l’Isakos à Rio a été un immense succès : quelle est votre recette ? M.C. : En effet, nous sommes assez fiers du grand succès qu’a eu cette réunion avec plus de 4000 personnes présentes. Je pense que plusieurs éléments ont contribué à ce succès. ... |
| Bernard MARLE | MO n°210 | Bernard Marle, forgeron de métier, a consacré son activité à la fabrication de prothèse de hanche. Bien lui en a pris car en 30 ans il a développé une entreprise qui produit plus d’un demi million d’implants par an dont plus de 400 000 tiges de PTH. Il nous évoque les étapes de son ascension professionnelle qui sont aussi celles du succès de la chirurgie prothétique en général et plus particulièrement de la prothèse de hanche française. M.O. : Comment forge-t-on une prothèse de hanche ? B.M. : La première étape est la réalisation de l’outillage de forge c’est à dire le moule en métal. Quand j’ai commencé en 1978, on partait d’un plan de définition fourni par le client et à partir duquel un modeleur sculptait un modèle en bois. Puis on coulait une résine sur ce bois pour réaliser deux demi-moules ... |
| Pascal GLEYZE | MO n°209 | Pascal Gleyze est chirurgien à Colmar et il abuse incontestablement de la tendance qu’ont les orthopédistes à être hyperactifs. Son parcours personnel et professionnel est époustouflant mais finalement remarquable par l’humanité et la perspicacité avec laquelle il fait le bilan de ses actions. M.O. : Que faites-vous à Colmar ? P.G. : Comme tout le monde, ce que je peux ! Je suis chef d’un service d’orthopédie d’une trentaine de lits dans un établissement PSPH, c’est-à-dire privé participant au secteur public. J’ai eu la chance de monter ce service il y a 15 ans dans ce qui était une petite clinique qui n’avait pas d’orthopédie à l’époque et qui était menacée de fermeture. Le directeur de l’établissement m’avait dit à mon arrivée : voilà il y a de grande chance que ... |
| Thierry JUDET | MO n°208 | En Mai dernier se tenaient à Marseille les journées Euros 2011 sur la chirurgie articulaire. L’invité d’honneur était Thierry Judet que nous avons pu rencontrer dans une atmosphère studieuse et détendue. Thierry nous a fait part de ses impressions sur l’état actuel de la chirurgie prothétique et aussi de ses inquiétudes sur l’évolution des structures hospitalo-universitaires à Paris. M.O. : Ce n’est pas souvent que vous présidez des « journées » orthopédiques ? T.J. : J’ai accepté de présider ces journées parce qu’elles se déroulent à Marseille où j’ai beaucoup d’attaches. J’ai toujours eu dans mon service des internes et des chefs de clinique marseillais et j’ai gardé des liens étroits avec Olivier Mollaret et Barbara Piclet. Lorsque Loïc, le mari de Barbara, qui est ... |
| Pierre CHRESTIAN | MO n°208 | En France, l’orthopédie pédiatrique est principalement exercée en secteur hospitalier, le plus souvent en CHU. Pierre Chrestian est une exception à cette règle, puisqu’il est un des rares orthopédistes pédiatres à avoir accompli une carrière complète et exclusive en clinique privée à Marseille. Cette orientation est-elle le résultat d’une volonté délibérée, ou a-t-elle été imposée par des circonstances extérieures ? Pierre Chrestian, qui a tout récemment pris sa retraite de ses activités cliniques, nous livre ses réflexions. MO : Parlez-nous de votre vocation médicale. P.C. : Après des études secondaires au lycée Thiers à Marseille, j’ai entrepris mes études de médecine. Mon père était médecin et j’étais attiré par le côté scientifique et humain de ce métier. Très vite, après mon premier choix d’externe, ... |
| Roman TREACY | MO n°207 | La Société Française de la Hanche et du Genou avait organisé lors du dernier congrès de la Sofcot un symposium sur le resurfaçage de hanche. Nous y avons rencontré Ronan Treacy qui exerce au Royal Hospital de Birmingham. C’est un compagnon de la première heure de Derek McMinn avec lequel il a partagé la saga du resurfaçage métal/métal de 3ème génération. Ronan Treacy s’est toujours prêté de bon cœur à l’exercice du «roadshow» pédagogique en France, mais nous n’avons pas réussi à savoir si c’est parce qu’il aime la Birmingahm Hip Resurfacing ou parce qu’il aime la France au point qu’il en a même acquis une parcelle en montagne. Probablement un mélange des deux ! MO : Comment se fait-il que vous parliez si bien français ? RT : J’ai appris le français à l’école et ... |
| Nebojsa POPOVIC | MO n°206 | L’état du Qatar a fait du sport un des axes privilégiés de sa politique. C’est ainsi qu’au sein d’un vaste complexe sportif aménagé à Doha se situe l’hôpital Aspetar qui se veut un centre d’excellence en Orthopédie et Médecine du Sport. Nous y avons rencontré un collègue d’origine Serbe, Nebojsa Popovic, qui a dédié sa vie professionnelle à la chirurgie du sport et dont l’itinéraire est remarquable à plus d’un titre. Il a été champion olympique de Hand Ball, chef de service d’orthopédie en ex Yougoslavie, chirurgien du sport à Liège et enfin orthopédiste temps plein à Aspetar. M.O. : Monsieur Popovic, quelle est votre activité dans cet hôpital ? N.P. : Je m’occupe particulièrement de la chirurgie du genou et du membre inférieur chez les sportifs. Donc je pratique d’une ... |
| Luc KERBOULL | MO n°205 | Le 9ème forum de l’Institut Marcel Kerboull qui s’est tenu à Paris en janvier était consacré à la gonarthrose fémoro-tibiale du sujet actif de moins de 60 ans. L’organisation de cette réunion annuelle repose beaucoup sur Luc Kerboull qui tout en progressant sur les traces de son père, a su discrètement se faire un prénom. Luc nous fait le bilan de cette journée d’échanges et il a bien voulu, en toute modestie, nous décrire l’itinéraire d’un enfant de l’Orthopédie M.O. : Comment s’est déroulée cette Journée Marcel Kerboull ? L.K. : Très bien et chacun pourra voir ou revoir ces conférences qui sont maintenant en ligne sur notre site : imk-forum.com. Nous avons abordé ce dernier Forum avec un peu d’appréhension puisque c’était la première fois que l’Institut Marce... |
| Thibault LEEMRIJSE | MO n°204 | Thibaut Leemrijse s'est consacré à la chirurgie du pied. C'est un orthopédiste véritablement européen qui a fait sa formation médicale en Belgique et en France et qui aujourd'hui partage sa semaine de travail entre Bruxelles et Paris. Sa rencontre avec Bernard Valtin lors de son internat parisien a déterminé sa carrière. M.O. : Quelles sont vos modalités d’exercice professionnel ? T.L. : Actuellement, je travaille trois jours par semaine dans notre centre privé de pathologie du pied à Bruxelles le « Foot and Ankle Institute » que nous avons créé en juillet dernier, trois collaborateurs chirurgiens, un podologue et moi-même. Les deux autres jours je travaille à Paris aux « Diaconesses » qui fait partie du centre hospitalier de la Croix Saint-Simon. M.O. : C’est original d’exercer dans deux pays … T.L. ... |
| Marc GARCIA ELIAS | MO n°203 | Marc Garcia Elias s'est consacré depuis plus de 25 ans à la pathologie chirurgicale du poignet dont il est devenu un expert incontournable. Nous l'avons rencontré lors du 1ème congrès triennal de la Fédération Internationale des Sociétés de Chirurgie de la Main qui se tenait à Séoul. Il nous fait part des avancées dans la chirurgie du carpe. M.O. : Qu’êtes-vous venu faire à Séoul au congrès de IFSSH ? M.G.E. : Pas mal de choses en vérité, mais celle qui me paraît la plus importante et la plus représentative c’est la conférence plénière qu’on m’a demandé de faire sur la chirurgie du carpe. J’y apporte quelques idées nouvelles sur les voies d’abord du carpe du point de vue anatomique. Mais dans ce congrès je participe également à d’autres symposium : le traitement du SNAC wr... |
| Anthony YEUNG | MO n°202 | Anthony Yeung, orthopédiste américain d’origine chinoise, est connu pour son action énergique en faveur de la chirurgie mini-invasive du rachis lombaire. Il est directeur exécutif de l’International Intradiscal Therapy Society. Il présidait le congrès mondial des techniques chirurgicales mini-invasives du rachis qui a eu lieu en Juin dernier à Las Vegas où nous l’avons rencontré. MO : Comment vous situez-vous dans le monde de la chirurgie du rachis ? A.Y. : Je suis connu par quelques chirurgiens du rachis traditionnels comme un « cow boy », c’est à dire que j’ai des opinions bien arrêtées sur les traitements chirurgicaux du rachis et que je pratique des techniques non conventionnelles. Quelques chirurgiens aux USA ont du mal à s’adapter à mes concepts. Je ne cautionne pas les concepts ou ... |
| Moussa FAYE | MO n°201 | Le professeur Moussa FAYE est orthopédiste militaire au Sénégal. Il a la responsabilité du département d’orthopédie, traumatologie et de neurochirurgie de l’Hôpital Principal de Dakar qui a été un des phares de la chirurgie française d’outre-mer. Il nous expose les différentes étapes de sa carrière chirurgicale et militaire qui l’ont conduit à occuper ce poste dans un hôpital qui reste la plus importante structure hospitalière du Sénégal. M.O. : Comment se situe l’Hôpital Principal par rapport aux autres hôpitaux de Dakar ? M.F. : L’hôpital Principal de Dakar est inclus dans le système sanitaire de 3ème niveau du pays et intervient au même titre que les autres hôpitaux de la ville. Il est ouvert au public, mais en plus, il gère la santé des militaires. Le niveau 3 est celui de... |
| Levon DOURSOUNIAN | MO n°200 | Ce numéro 200 marque le vingtième anniversaire de la parution de Maîtrise Orthopédique. A cette occasion, nous vous proposons une nouvelle rencontre avec son Rédacteur en Chef, le Pr Levon Doursounian, chef de service à l’Hôpital Saint Antoine de Paris. M.O. : Vingt ans c’est le bel âge … L.D. : Eh oui ! Le journal est parvenu à une certaine maturité et pourtant je mesure mal le chemin parcouru. Pour moi qui l’ai vu grandir au jour le jour, MO est toujours un jeune organisme en croissance. Cependant il est certain que pour toute une génération de collègue le journal a toujours existé. M.O. : Quel bilan faites-vous de ces dix dernières années ? L.D. : En ce qui concerne la ligne éditoriale, il me semble qu’elle n’a pas changé. Les rubriques et l’esprit sont les mêmes mais j’essaie dans ... |
| Louis BIGLIANI | MO n°199 | Le onzième Congrès International de Chirurgie de l’Epaule et du Coude qui s’est tenu à Edimbourg en septembre dernier a connu une affluence record. Parmi les nombreuses célébrités de la chirurgie de l’épaule, Maîtrise Orthopédique y a rencontré Louis Bigliani, successeur de Charles Neer au Presbyterian hospital de New York. M.O. : Au vu de la fréquentation du congrès, la chirurgie de l’épaule semble très dynamique…. L.B. : La chirurgie de l’épaule a connu un développement explosif ces 20 dernières années. L’épaule est une région anatomique très complexe et difficile à appréhender mais de nouvelles méthodes diagnostiques et thérapeutiques ont été mises au point de sorte que de plus en plus de chirurgiens s’y sont intéressés comme en témoigne le succès du congrès. C’est ... |
| Jean-Noel ARGENSON | MO n°198 | Jean-Noël Argenson est chef de service au CHU de Marseille. Mettant à profit son héritage génétique et l’enseignement de son Maître Lino Aubaniac, il a su porter haut les couleurs de l’Orthopédie marseillaise et donner à son service une dimension internationale. M.O. : Pour sa première en France, le cours de l’EFORT, a eu lieu chez vous ? JN.A. : Oui, nous avons eu la chance d’accueillir à Marseille ce premier « EFORT Instructional Course » français qui était dédié à la chirurgie prothétique du genou et je pense que c’est une bonne chose que la France puisse y participer au même titre que les autres pays d’Europe. M.O. : Pourquoi Marseille ? JN.A. : Ces cours font appel de manière habituelle à des orateurs issus de différents pays d’Europe avec lesquels ... |
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