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Xénogreffes osseuses : Généralités
Les xénogreffes non traitées ne sont plus employées depuis longtemps. En effet, elles étaient à lorigine dune réaction immunologique qui excluait tout espoir de succès. Cette réalité fut reconnue très tôt, dès 1867 par OLLIER. Elles avaient pour avantages leur abondance et leur facilité de prélèvement.
Dans les années 1950, MAATZ proposa de traiter los hétérologue provenant des jeunes porcins ou ovins par différents procédés de macération permettant de le déprotéiniser. Ce fut los de Kiel. Celui-ci connu un large succès dimplantation pendant une dizaine dannées, mais le traitement insuffisant qui laissait en place des résidus organiques fut à lorigine déchecs et de mauvais résultats cliniques qui discréditèrent cet os de " première génération ".
Lamélioration des techniques de purification a redonné un nouvel élan aux substituts osseux dorigine hétérologue. Les xénogreffes actuellement commercialisées font appel à des procédés chimiques de préparation visant à faire disparaître toute antigénéité, tout en conservant les qualités biologiques du tissu osseux. Dautres xénogreffes sont céramisées à très haute température, et transformées en hydroxyapatite ; elles sont étudiées en tant que hydroxyapatites biologiques.
La plupart des substituts osseux dorigine animale proviennent de bovins. La possibilité de transmission à lhomme dune maladie virale ou due à des prions (en particulier lencéphalopathie bovine spongiforme (E.B.S.)) reste en létat actuel des connaissances purement spéculative sans que lon puisse à ce sujet être formel. En effet, la transmission de cette maladie à lhomme na pas été formellement démontrée mais est fortement suspectée. Il est donc fort probable que dans les mois et années à venir, la connaissance sur les prions progressera et que la législation sadaptera aux progrès scientifiques. Certaines informations constituent néanmoins des éléments de réflexion :
LE.B.S. a été transmise au cheptel bovin par lingestion de granulés fabriqués à partir de carcasses de moutons atteints d une maladie appelée la tremblante du mouton, causée par des prions. Cette maladie touche principalement le cheptel bovin anglais. Les cas dE.B.S. en France sont actuellement au nombre dune vingtaine. Il est donc important de connaître lorigine des animaux utilisés pour les prélèvements.
Les processus de traitement, de par leur nature ou parce quils prennent en compte les méthodes de traitement préconisées en Europe pour inactiver le virus ou prions, limitent considérablement, voire annulent le risque de contamination. Une directive de la Commission des Communautés Européennes précise les précautions à prendre pour minimiser les risques de transmission de lE.B.S., en particulier : éviter les animaux provenant des pays à risques, utiliser des méthodes spécifiques dinactivation ou délimination des agents infectieux.
Cette même directive propose une classification des organes dorigine bovine en fonction de leur infectivité. Les os font partie des organes dont linfectivité ne paraît pas décelable.
Enfin, les substituts osseux dorigine bovine entrent dans la classe des dispositifs médicaux (directive européenne CE 93 42) et doivent obtenir le marquage CE (obligatoire à compter de juin 1998). Ce marquage, en labsence de mesures spécifiques aux dispositifs comportant des produits dorigine animale nassure pas quun traitement dinactivation ait été utilisé
Il appartient donc aux laboratoires exploitant ces produits de se définir par rapport à ces règles de sécurité.
Dune manière générale, les substituts dorigine bovine subissent plusieurs étapes de traitement : élimination des débris cellulaires, déprotéinisation plus ou moins complète et spécifique, délipidation, traitement dinactivation viral et contre les prions, enfin stérilisation finale par irradiation.
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