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Table des matières
    Préface
    DÉFINITIONS
    Réglementation des
    allogreffes de tissus
Céramique de Phosphate de Calcium
Phosphates Tricalciques
  BIOSORB
  CALCIRESORB
Hydroxyapatites Synthètiques
  CERAPATITE
  SYNATITE
  OSSATITE
  CEROS
Hydroxyapatites Biologiques
  ENDOBON
  INTERPORE - PRO OSTEON
  PYROST
Biphasée (HAP/PTC)
  TRIOSITE
  BIOCER-BIOCEL 2
  CALCIRESORB 35 - CERAPATITE 65
  EUROCER
  BCP
  CERAFORM
Xénogreffes Osseuses
  GÉNÉRALITÉS
  LUBBOC
  OXBONE
  SURGIBONE
  ORTHOSS ou BIO OSS
Autres Substituts
  CERAPATITE-COLLAGENE
CALCIRESORB-COLLAGENE
  OSSATITE COMPOSITE
  COLLAPAT
  CEMENTEK
  OSTEOSET
  BIOCORAL
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bumper Xénogreffes osseuses : Généralités

Les xénogreffes non traitées ne sont plus employées depuis longtemps. En effet, elles étaient à l’origine d’une réaction immunologique qui excluait tout espoir de succès. Cette réalité fut reconnue très tôt, dès 1867 par OLLIER. Elles avaient pour avantages leur abondance et leur facilité de prélèvement.
Dans les années 1950, MAATZ proposa de traiter l’os hétérologue provenant des jeunes porcins ou ovins par différents procédés de macération permettant de le déprotéiniser. Ce fut l’os de Kiel. Celui-ci connu un large succès d’implantation pendant une dizaine d’années, mais le traitement insuffisant qui laissait en place des résidus organiques fut à l’origine d’échecs et de mauvais résultats cliniques qui discréditèrent cet os de " première génération ".
L’amélioration des techniques de purification a redonné un nouvel élan aux substituts osseux d’origine hétérologue. Les xénogreffes actuellement commercialisées font appel à des procédés chimiques de préparation visant à faire disparaître toute antigénéité, tout en conservant les qualités biologiques du tissu osseux. D’autres xénogreffes sont céramisées à très haute température, et transformées en hydroxyapatite ; elles sont étudiées en tant que hydroxyapatites biologiques.
La plupart des substituts osseux d’origine animale proviennent de bovins. La possibilité de transmission à l’homme d’une maladie virale ou due à des prions (en particulier l’encéphalopathie bovine spongiforme (E.B.S.)) reste en l’état actuel des connaissances purement spéculative sans que l’on puisse à ce sujet être formel. En effet, la transmission de cette maladie à l’homme n’a pas été formellement démontrée mais est fortement suspectée. Il est donc fort probable que dans les mois et années à venir, la connaissance sur les prions progressera et que la législation s’adaptera aux progrès scientifiques. Certaines informations constituent néanmoins des éléments de réflexion :
L’E.B.S. a été transmise au cheptel bovin par l’ingestion de granulés fabriqués à partir de carcasses de moutons atteints d ’une maladie appelée la tremblante du mouton, causée par des prions. Cette maladie touche principalement le cheptel bovin anglais. Les cas d’E.B.S. en France sont actuellement au nombre d’une vingtaine. Il est donc important de connaître l’origine des animaux utilisés pour les prélèvements.
Les processus de traitement, de par leur nature ou parce qu’ils prennent en compte les méthodes de traitement préconisées en Europe pour inactiver le virus ou prions, limitent considérablement, voire annulent le risque de contamination. Une directive de la Commission des Communautés Européennes précise les précautions à prendre pour minimiser les risques de transmission de l’E.B.S., en particulier : éviter les animaux provenant des pays à risques, utiliser des méthodes spécifiques d’inactivation ou d’élimination des agents infectieux.
Cette même directive propose une classification des organes d’origine bovine en fonction de leur infectivité. Les os font partie des organes dont l’infectivité ne paraît pas décelable.
Enfin, les substituts osseux d’origine bovine entrent dans la classe des dispositifs médicaux (directive européenne CE 93 42) et doivent obtenir le marquage CE (obligatoire à compter de juin 1998). Ce marquage, en l’absence de mesures spécifiques aux dispositifs comportant des produits d’origine animale n’assure pas qu’un traitement d’inactivation ait été utilisé
Il appartient donc aux laboratoires exploitant ces produits de se définir par rapport à ces règles de sécurité.
D’une manière générale, les substituts d’origine bovine subissent plusieurs étapes de traitement : élimination des débris cellulaires, déprotéinisation plus ou moins complète et spécifique, délipidation, traitement d’inactivation viral et contre les prions, enfin stérilisation finale par irradiation.

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