SOciété Française de Recherche en Chirurgie Orthopédique et Traumatologique La première réunion de la Société Française de Recherche Orthopédique (SOFROT) a eu lieu le 10 Novembre 2008 lors du 83ème congrès de la Société Française de Chirurgie Orthopédique et Traumatologique (SOFCOT) au palais des congrès à Paris. La SOFROT est en effet une société fille de la SOFCOT et a pour vocation d’être le partenaire officiel de la SOFCOT. Elle est le lieu ou doivent s’exprimer les travaux des chirurgiens orthopédistes impliqués dans la recherche appliquée ou fondamentale. C’est un lieu d’expression, de transmission des activités de recherche sans lesquelles notre spécialité ne peut vivre et avancer. De façon simultanée, à la demande de la SOFROT, la Revue de Chirurgie Orthopédique a accepté d’offrir une tribune aux travaux de recherche en incluant un mémoire de recherche par numéro publié. Ce mémoire sera publié On Line en Anglais et référencé en Anglais, ce qui ne peut que contribuer à faire connaitre nos travaux à l’étranger. Un peu d’historique nous fera comprendre qu’il ne s’agit pas d’une décision brutale mais de l’aboutissement de nombreuses années de travail et d’effort de certains de nos collègues et maitres. La SOFROT est la réunion de deux sociétés très anciennes, le GRECO (Groupe de Recherche en Chirurgie Orthopédique) et le GESTO (Groupe pour l’Etude des Substitut Tissulaires et Osseux en Orthopédie), qui finalement s’étaient réunis pour animer des réunions conjointes depuis quelques années (Angers 2004, Bruxelles 2005, Bordeaux 2006, Marseille 2007). La réunion du GRECO et du GESTO a permis d’étendre le champ d’intérêt de la SOFROT aux substituts osseux et de bénéficier des travaux de cette société avec notamment la monographie que vous connaissez maintenant depuis quelques années, actualisée régulièrement par Didier Mainard, et qui est distribuée dans vos sacoches du congrès de la SOFCOT et sur le site de la société (Nous remercions Maitrise Orthopédique pour avoir accepté d’héberger notre site). La caractéristique de ces 2 sociétés était de réunir des chirurgiens orthopédistes avec des chercheurs et des ingénieurs non chirurgiens, mais en gardant un bureau composé de membres de la Société Française de Chirurgie orthopédique. C’est donc un long apprentissage qui a permis de faire partager les préoccupations cliniques aux ingénieurs et aux chirurgiens de se familiariser avec le langage technique des ingénieurs et des chercheurs. Finalement, la plupart d’entre nous ont compris que le majeur obstacle à la constitution de groupes de recherche était le manque de pédagogie, et l’absence de vision claire et synthétique des problèmes cliniques, plutôt que le manque de connaissances fondamentales. Bref, il s’agit de faire comprendre aux chirurgiens les progrès potentiels énormes qu’il peuvent espérer pour leur pratique quotidienne du développement des travaux de recherche et de sensibiliser les chercheurs mécaniciens, informaticiens, biologistes, chimistes aux limitations des traitements des affections des maladies ou traumatismes ostéo-articulaires. Depuis maintenant bientôt 30 ans, la nécessité de travaux de DEA et de thèse de sciences pour les candidats aux carrières hospitalo-universitaires ont permis à des équipes de recherche associant chirurgiens orthopédistes et chercheurs de se constituer avec les labels INSERM ou CNRS. Au cours des années, il est apparu évident que le potentiel de travaux effectués et publiés était en France largement suffisant pour alimenter les travaux d’une société spécifique dédiée à la recherche. Mais les difficultés ne doivent pas être occultées et de nombreuses réunions du GRECO et du GESTO ne réunissaient qu’un petit groupe de chercheurs et chirurgiens passionnés avec une audience modeste. Et les défis pour l’avenir restent de taille. J’en voie pour ma part 3 principaux :
La SOFROT se réunira dorénavant deux fois par an, comme toutes les sociétés filles avec une réunion ouverte lors du congrès de la SOFCOT et une réunion fermée intermédiaire. Lors de la SOFCOT, nous avons de façon délibérée évité la journée des spécialités pour ne pas interférer avec le programme des autres sociétés filles et permettre aux chirurgiens impliqués dans d’autres sociétés filles d’être présents. Lors de la réunion fermée se tiendra l’assemblée générale annuelle. Nous engageons les chirurgiens impliqués dans des travaux de recherche à s’inscrire et à participer activement à cette société. Nous ferons le maximum pour promouvoir leurs travaux. Pr Philippe Massin
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