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Table des matières
    Préface
    CONGRÈS
    DÉFINITIONS
    Réglementation des
    allogreffes de tissus
Céramique de Phosphate de Calcium
Phosphates Tricalciques
  BIOSORB
  CALCIRESORB
Hydroxyapatites Synthètiques
  CERAPATITE
  SYNATITE
  OSSATITE
  CEROS
Hydroxyapatites Biologiques
  ENDOBON
  INTERPORE - PRO OSTEON
  PYROST
Biphasée (HAP/PTC)
  TRIOSITE
  BIOCER-BIOCEL 2
  CALCIRESORB 35 - CERAPATITE 65
  EUROCER
  BCP
  CERAFORM
Xénogreffes Osseuses
  GÉNÉRALITÉS
  LUBBOC
  OXBONE
  SURGIBONE
  ORTHOSS ou BIO OSS
Autres Substituts
  CERAPATITE-COLLAGENE
CALCIRESORB-COLLAGENE
  OSSATITE COMPOSITE
  COLLAPAT
  CEMENTEK
  OSTEOSET
  BIOCORAL
site réalisé et hébergé par Maîtrise Orthopédique
bumper OSTEOSET

ORIGINE, ETAPES DE PRODUCTION

Substitut osseux minéral : Sulfate de calcium di-hydraté.
Le sulfate de calcium di-hydraté (plâtre de Paris) est obtenu par calcination du gypse. La purification du calcinat permet d'atteindre la qualité médicale conforme à l'USP XXIII/NF18 et à Pharmacopée Européenne.
Les comprimés sont fabriqués par compression de la poudre, après adjonction d'acide stéarique (<= 0,3 %), agent liant conforme à l'USP XXIII/NF18 et à Pharmacopée Européenne.
Stérilisation par rayonnements Gamma (25 kGray minimum)
CARACTERISATION IN VITRO Caractérisation chimique :
Sulfate de calcium dihydraté : [CaSO4 + 2H2O]
Pureté : CaSO4 + 2H2O >= 98 %
CaCO3 + MgCO3 < 2 %
Rapport Ca/P : non applicable en l'absence de phosphates.
Métaux lourds : traces non mesurables.
Protéines résiduelles : néant.
Porosité :
Substitut osseux obtenu selon la technique de compression des poudres, on ne peut donc pas parler de "porosité" du substitut osseux.
Propriétés mécaniques :
Résistance en compression : CaSO4 sec : 3340 psi
CaSO4 humide : 1500 psi
Résistance en traction : CaSO4 sec : 600 psi
CaSO4 humide : 300 psi
Biodégradation :
Expérimentalement chez l'animal sain : biodégradation complète dans un délai de 2 à 5 semaines, selon les espèces et les auteurs.
Chez l'homme, dans des conditions d'utilisation thérapeutiques, la biodégradation compléte et sans séquestre intervient dans un délai de 4 à 8 semaines
HISTORIQUE
Premières expérimentations animales : 1894 (1,2)
Premières applications humaines : 1892 (3) puis 1925 (4,5)
ANALYSE DES EXPERIMENTATIONS IN VITRO
Les tests de biocompatibilité ont été conduits conformément aux dispositions de la norme européenne NF EN 30993-1 applicable aux matériaux implantables dans le tissu osseux. Tous les tests ont été conduits dans un laboratoire agréé, selon les dispositions de l'US Pharmacopeia XXIIIème édition.
Recherche de cytotoxicité :
Dans des conditions standardisées, après contact de 48 heures d'un éluat du produit testé avec une culture e fibroblastes de souris, aucune réaction de cytotoxicité n'est observée.
Test de sensibilisation :
Dans des conditions standardisées, le contact cutanée d'un éluat du produit testé avec l'épiderme de cobayes préalablement sensibilisés, ne provoque aucune réaction allergique.
Pouvoir mutagène
Dans des conditions standardisées, la mise en contact d'un éluat du produit testé avec des cultures de différentes souches de Samonelle typhimurium ne provoque pas d'augmentation du taux de mutations naturelles.
Implantation à court terme :
L'implantation du produit testé dans le muscle a été préféré à l'implantation osseuse en traison de la plus grande réactivité du tissu musculaire. Dans des conditions standardisées, Dans des conditions standardisées, les réactions histologiques observées après implantation du produit dans la masse musculaire paravertébrale, les remaniements histologiques observés ne sont pas différents de ceux observés avec le contrôle témoin.
. Test d'injection intradermique :
Dans des conditions standardisées, l'injection d'un éluat du produit testé à des lapins ne provoque pas de réactions d'irritation locale ou de toxicité générale.
Toxicité systémique :
Dans des conditions standardisées, l'injection d'un éluat du produit testé à des souris provoque des troubles caractéristiques d'une hypercalcémie, confirmée par le dosage plasmatique du calcium. Le test normalisé n'est pas adapté au produit testé, la dose de calcium injectée étant alors considérable . La mise en solution étalée dans le temps du calcium des comprimés Ostéoset ne peut induire d'hypercalcémie pathologique.
ANALYSE DES EXPERIMENTATIONS ANIMALES
Les travaux de Nikulin et Ljubovic (6) corroborés par Mukopadhaya et Mehta (7), permettent les conlusions suivantes :
CaSO4 implanté en position sous-périostée ne provoque pas de réaction du tissu osseux différente de celle observée après une simple fracture. La formation de tissu osseux dans la zone sous-périostée est plus rapide avec CaSO4 qu'avec une greffe d'os autologue.
En absence de périoste, CaSO4 ne déclenche pas d'ostéogénèse. Le tissu osseux néoformé est du même type que l'os normal. Aucune réaction adverse locale ou régionale n'est observée après mise en place de CaSO4.
La résorption de CaSO4 s'accompagne d'une élévation modérée et transitoire de la calcémie et des phosphatases alcalines.
Les travaux antérieurs de Petroya (8), Edberg (9), ou ultérieurs de Peltier (10) ont annoncé ou vérifié ces conclusions.
ANALYSE DES APPLICATIONS CHEZ L'HOMME
L'utilisation du sulfate de calcium en clinique humaine a été rapportée régulièrement depuis un siècle. Il a été utilisé en tant que matériau de comblement dans de nombreuses indications dont les principales sont rapportées ci-dessous (seuls les auteurs des premières publications sont cités) :
- après curetage d'ostéites et ostéomyélites tuberculeuses ou non : Kofmann (11) (tibia), Edberg (9) (tibia, ilion),
Nielson (12), Kovacevic (13) (tibia), Peltier (10) (tibia) ;
- après résection de tumeurs bénignes : Nystrom (14), Hauptli (15), Peltier (10) (métacarpe, astragale, calcaneum, sacrum, fémur) ;
- après curage de zone de nécrose : Nordmann (16) (semilunaire et cuboïde) ;
kyste osseux aseptiques : Nielson (12), Berner (17° (mandibule), Peltier (10) (humérus, cubitus) ;
traumatologie : Hauptli (15), Peltier (10) (tibia, fémur, humérus).
Au total, le sulfate de calcium apparait comme un substitut osseux de choix pour le les comblement des défects osseux, que se soit en milieu septique ou non.
PRESENTATION
Flacons de 200 comprimés stériles dosés à 98 mg de CaSO4 (soit 23 mg de calcium par comprimé).
FABRICANT
Wright Medical Technology Inc.
Airline Road
Arlington, TN 38002 - USA
DISTRIBUTEUR
Orthotechnique
Europarc - Hameau C
chemin des Bassins- 94035 CRETEIL Cedex
REFERENCES
Bibliographie :
1. Stachow K. : Versuchen uber Knochenplomberhung per honientormigen Detekten des Knochens. Beitr. klin.
Chir. 12 : 389-408, 1894.
2.Martin E. : Zur Austuilung von Knoenenhoelen mit todtem Material. Zentralbl. Chir. 21 : 193-200, 1894.
3. Dresmann H. : Ube Knochenplomberhung Beitr. klin. Chir. 9 : 461-64, 1892
4. Kotmann S. : Gips als Plombenmaterial. Zentralbl. Chir. 52 : 1818-25, 1925.
5.Oehlecker F. : Uber Knochenplombe. Zentralbl. Chir. 52 : 993, 1925.
6. Nikulin A. and Ljubovic E. : Der Gipssstift in der experimentellen Knochenregeneration. Acta Medica Jugoslavia 10 : 1- 36, 1956.
7. Mukopadhaya B. and Metha M.J. : Experimental diaphysectomy. Indian J. Surg ; 19 : 438-440,1957.
8. Petroya A. : Gipsfüllung von Knochenhöhlen bei Osteomyelitis. Zentralorgan f. d. ges. Chir. 43 : 485, 1928.
9. Edberg E. : Some experiences of filling osteous cavities with plaster. Acta chir. scandinav. 67 : 313-319, 1930.
10. Peltier L.F. et al. : The use of plaster of Paris to fill defects in bone. Ann. Surg.146 : 61-69, 1957.
11. Kofmann S. : Gips als Plombenmaterial Zentralbl. Chir. 52 : 1817-1818, 1925.
12. Nielson A. : Filling of sterile and infected bone cavities by means of plaster of Paris. Acta chir. scandinav.91 : 17-27, 1944.
13. Kovacevic Bl. : Ein Betrag zum Problem der hematogen Osteomyelitis. Deutsche Ztsenr. Chir. 276 : 432-443,1953.
14. Nystrom G. : Plugging of bone cavities with rivanol-plaster porridge. Act. chir. scandinav. 63 : 296, 1928.
15. Hauptli O. : Die Gipsplombe zur Austüllung von fehlendem Knochengewehe : med. Wehnschr. 82 : 161-168, 1952.
16. Nordmann O. : Die Behandlung der Lunatumnekrose und ähnlicher Erkrankungen mit der Gipsplombe. Zentralbl. Chir. 66 : 834-839.1939.
17. Berner A. : Un cas de kyste mandibulaire plombé au plâtre. Schweiz. med. Wehnschr. 7 : 183-185,1944.
18. Peltier L.F., Jones R.H. Treatment of unicameral bone cyst by curettage and packing with plaster of paris pellets. J. Bone Joint Surg. (Am. vol.), 1978, 60 A : 820-822.
19. Sulo I ; Granules de plâtre à la gentalline dans le traitement de l’infection osseuse. Rev. Chir. Orthop., 1993, 79 : 299- 305.
20. Evrad J. Expérience clinique des linguettes de plâtre chargées d’antibiotique dans le traitement des ostéites chroniques. Orthop. Traumatol., 1993, 3 : 59-64.
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