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![]() HARALD KUHN
H.K. : D’abord au lycée où j’avais fait du français pendant 5 ans. Puis à la maison où il y avait souvent des collègues francophones de mon père. Je me souviens particulièrement des contacts amicaux avec le Docteur Fajal de Beauvais, le Professeur Pierquin de Nancy et le Docteur Rippstein de Lausanne. Ils avaient tous un esprit créatif et très européen. J’étais jeune et curieux de cette France inconnu, alors je suis allé en France pendant les vacances scolaires. En plus on avait fait un séjour à Arles avec notre classe du lycée. Plus tard, durant mes études de médecine, une bourse dans le cadre d’échanges entre Lille et Münster m’a permis de passer une année fantastique dans le Nord et de découvrir la « vie réelle » en France.
H.K. : A Lille j’étais chez « Ribay », comme il prononçait son nom ! Le grand Professeur Ribet, faisait des transplantations de foie, de rein, de poumon et était très rigoureux avec les étudiants. Je me rappelle qu’un jour où je présentais un patient en disant qu’il n’avait rien « au niveau des poumons » - il m’a interrompu : « Il y a un niveau ? ». Ou bien un conseil pour toujours : « Apprenez bien l’anatomie et la sémiologie, Messieurs-Dames, cela ne changera jamais ». Il était très pointilleux sur ce qu’on disait et j’ai beaucoup appris dans son service. Ensuite je suis allé en médecine interne chez le Professeur Niquet à Séclin. Il ressemblait à Jean Gabin et c’était un patron extrêmement instructif et sympa ! Nous, les étudiants allemands, nous nous déguisions pour Carnaval comme c’était la coutume en Allemagne et sa secrétaire lui avait dit que je portais le masque d’Albert Schweitzer. J’ai eu alors très peur quand il m’a convoqué. Mais lui il s’est mis a genou devant moi et m’a salué d’un « Cher Maître ». Quelle joie de vivre ! Je suis également passé en Gynécologie, en Néphrologie Enfants puis en Neurologie et c’étaient des stages formidables.
H.K. : C’était en 85/86. Plus tard, en 87, j’ai été en traumatologie chez le Dr Debroucker à Lens dans la région des mines. Il y avait énormément de travail et cela m’a beaucoup instruit. Durant les gardes j’ai connu Pierre Levasseur, un ami, qui a épousé Susanne, une des étudiantes allemandes. Ils travaillent maintenant à Aix la Chapelle, ils vivent en Belgique, et sa famille est un vrai « couple » franco-allemand. Mais auparavant, en 1986, ma carte d’étudiant étant encore valable, j’ai pu faire un stage à la Martinique. Je me suis retrouvé ainsi à l’hôpital du Lamentin en Gynécologie et ensuite en Traumato à la « Mainard » à Fort de France.
H.K. : Oui je suis allé dans le service hospitalier du Docteur Catonné. A cette période il n’était pas encore universitaire mais il avait un service flambant neuf et très bien organisé. J’assistais aux interventions et j’ai même opéré grâce à ce Maître de gentillesse qu’était Yves, ainsi qu’avec avec les Dr Rouvillain et Sologoub. C’était vraiment un apprentissage très direct et extraordinaire. Yves Catonné posait déjà beaucoup de prothèses de genou pour l’époque. On a depuis, toujours gardé le contact et je suis fier qu’il soit mon parrain à la SOFCOT. Mais j’avoue qu’en Martinique il y avait aussi les plages, le bateau, et… c’était vraiment dur de travailler. H.K. : En Allemagne il y avait un équivalent d’externat « à la française » mais cela se passait seulement pendant les vacances. Il n’y avait pas le travail d´externe quotidien auprès des malades dont on s’occupe avec une certaine responsabilité. On était présent dans les services, on suivait les assistants ou les chefs de clinique voire même le patron ; mais on écoutait les discours et on agissait très peu. On nous laissait faire quand même les prises de sang… Et si on allait au bloc c’était souvent uniquement pour regarder. En France on était plus intégré dans l’équipe du service et j’ai vécu cela aussi pendant un stage à l’université de Harvard à Boston ou on profitait de l’instruction directe du Professeur. M.O. : Vous n’alliez pas au bloc quand vous étiez externe ?
H.K. : Pour les externes en Allemagne, les stages pendant les vacances universitaires offraient des possibilités en périphérie, mais au CHU le bloc c’était uniquement pour regarder et se taire. En France on tenait les écarteurs et progressivement on commençait à faire des petits gestes. J’étais super fier de travailler avec des gens très aimables et de me lancer dans des appendicites, des hernies et en gynéco on m’a laissé même faire des accouchements. Ce sont des choses qu’en Allemagne normalement un étudiant ne faisait pas. H.K. : J’ai commencé en orthopédie au CHU de Münster. Le Professeur Matthiass était un des grands patrons avec un service de plus de 200 lits. L’orthopédie à Münster avec sa réputation international était lieu de rencontre. Par exemple en 1990 s’y déroulait le Congrès d’instrumentation rachidienne de Cotrel-Dubousset. Dans cette ambiance j’ai aussi écrit ma thèse avec la fabrication et l’évaluation d’un tourniquet. Ensuite j’ai travaillé dans un très grand CHR de plus de 1000 lits à Minden. Après ma formation en chirurgie générale c’est à dire viscérale, vasculaire et traumatologique j’ai changé pour aller dans un service d’orthopédie à Osnabrück. Dans ce temps, la formation de chirurgie traumatologique comportait seulement la chirurgie des accidents à l’exclusion des maladies dégénératives. Cela faisait partie des 6 années de formation en chirurgie orthopédique. Ces dernières années nous nous sommes rapprochés du système français : après 5 ans de formation en chirurgie orthopédique et traumatologique on peut continuer pour 3 ans une formation de Chirurgie Orthopédique Spéciale. J’ai continué cette formation puis j’ai été 8 ans chef de clinique chez le Professeur Küster, l’ancien président de la Société de Chirurgie du Pied en Allemagne et en Europe. Chez Küster, on avait la responsabilité de toutes les pathologies orthopédiques. Il y avait de la chirurgie orthopédique infantile et la chirurgie de la colonne vertébrale lombaire et surtout beaucoup de prothèses. Enfin j’ai suivi des cours d’instruction dans d’autres hôpitaux pour parfaire ma formation. En 2005 je suis devenu Directeur médical et chef de service à l’hôpital d’Emstek. M.O. : Quelles ont été vos impressions quand vous êtes devenu chef de service ?
H.K. : Un autre ciel s’ouvre. Dans cette position on a davantage de responsabilité en ce qui concerne les orientations d’un service et l’organisation des procédures. Le chef décide des lignes directrices de traitement et de formation. Cela change beaucoup parce que lorsqu’on est interne, on pense que le chef de service est toujours en vacances, alors qu’en réalité, il exerce des activités de « ministre des affaires étrangères ». Il faut avoir beaucoup de sagesse pour choisir les traitements les plus efficaces pour les patients, pour donner une excellente formation aux chirurgiens et au personnel non médical, comme les kinés, les infirmières etc... Tous ces problèmes pèsent aussi sur les épaules des chefs de cliniques, et il y a donc beaucoup à faire. Et actuellement, on a besoin d’un soutien supplémentaire pour toutes les tâches bureaucratiques.
H.K. : A Emstek on avait prévu 7 assistants/internes et deux chefs de clinique pour environ 80 lits. Ca fait beaucoup de monde, mais avec une activité d’environ 800 prothèses et 3000 interventions par année il y a du travail.
H.K. : J’essaye d’organiser les choses en équipe afin d’obtenir les meilleurs résultats. En tant que chef je pourrais imposer une nouvelle prothèse dans la mesure où les performances sont bonnes, mais il faut que j’arrive aussi à convaincre l’équipe du bénéfice d’une innovation. Cependant, c’est contre productif de changer trop souvent les habitudes parce que cela déstabilise le personnel du bloc opératoire et des services. Aujourd´hui souvent les instances administratives prennent ou influencent les décisions sur le choix du matériel, mais le moins cher n’est pas toujours le mieux. De plus on risque ainsi de perdre le bénéfice que peut apporter un centre innovant pour la région, pour le pays et pour tout le monde.
H.K. : C’était d’abord la Zweymuller avec des cotyles vissés de Hofer-Imhoff. Quand j’étais assistant, un de mes patrons ne mettait pratiquement que des tiges sans ciment. Par exemple chez un patient de 98 ans, on avait posé une Zweymuller, et cet opéré, qui avait été témoin de la première guerre mondiale, était le lendemain debout près de son lit et disait : Monsieur, je suis bien en forme merci beaucoup pour cette opération ! Cela prouvait la bonne stabilité osseuse et de l’implant mais aussi une étonnante maîtrise de soi. Cet ancien cavalier avait en plus un os dans les muscles adducteurs : un tableau clinique rare de nos jours. J’ai beaucoup posé de tiges droites, mais j’aime respecter les particularités anatomiques du patient. Comme chef de service c’était important d’avoir le choix entre le resurfaçage de McMinn, ou bien la possibilité d’implanter des tiges courtes comme la Nanos. Nous avions pour fixation fémorale proximale des tiges de type Spotorno et pour la fixation distale des tiges type Zweymuller ; enfin pour les grandes dysplasies et les reprises, des tiges modulaires.
H.K. : L’inconvénient c’est que pour mettre une prothèse de Zweymuller vous devez couper beaucoup de muscles. Il faut prendre une voie d’abord très large. Avec les Zweymuller il y avait des patients qui boitaient et ce n’était pas à cause de la prothèse mais de la voie d’abord.
H.K. : Antéro-latérale modifiée. Cette voie d’abord permet de préserver les muscles. En plus, je préfère les installations en décubitus dorsal qui me semblent plus simples pour déterminer l’orientation du cotyle. Mais cette voie n’est pas propice aux tiges longues et droites. J’avais vu en France poser des prothèses de type Moore à tige courbes et comme la tige « banane » de Müller elles étaient moins agressives vis à vis du tendon du moyen fessier. Avec des collègues nous avons donc envisagé de développer une tige courbe. Et c’est ainsi que nous en sommes venu à la tige Nanos.
H.K. : Nous avions envisagé avec la société Plus Orthopedics, aujourd´hui Smith & Nephew, de changer la forme des tiges prothétiques. Nous étions un groupe de 7 chirurgiens et avec les ingénieurs de la société, avons poussé au développement d’une prothèse anatomique. Nous avons voulu d’abord comprendre précisément l’anatomie du fémur en faisant près de 600 scanners fémoraux afin de déterminer les dimensions et les formes du fémur proximal, la position du centre de rotation de la tête. Avec toutes ces informations nous avons fait des calculs et des études d’éléments finis afin de mettre au point une prothèse triconique avec 10 tailles respectant l’offset, et qui s’ancre en position stable. Nous avions la chance de disposer de matériaux et d’effets de surface meilleurs que ceux de nos patrons. Il ne s’agit pas que de l’hydroxyapatite seulement mais aussi de revêtement de calcium phosphate, comme le Bonit par exemple qui donne une excellente ostéointégration et stabilité. Nous pouvions ainsi envisager d’implanter des tiges courtes qui restaient quand même stables. Nous avons par la suite appris, que pour ne pas se placer en varus, une tige doit avoir, une certaine longueur et pour se stabiliser primairement une certaine forme trapézoïdale.
H.K. : Par modifications progressives. On a fait beaucoup d’expériences de contraintes sur un banc d’essai pour déterminer les répartitions de forces et pour déterminer une position optimale de l’implant dans le plan frontal qui convienne exactement dans environ 80 % des cas. Les 20 % restant sont des dysplasies, ou des déformations du col de fémur, comme l’ante ou la rétrotorsion, pour lesquelles nous préfèrons une résection du col de fémur et la pose d’une tige normale.
H.K. : Nous avons commencé en 2002 et nous avons fait deux ans de recherche expérimentales et sur les cadavres. Nous avons continué avec une étude in vivo limitée. Cela veut dire que dans les deux premières années qui ont suivi toutes les poses nous avons analysé en détail pour voir tout ce qui se passait avec cette tige courte cliniquement et radiologiquement. On s’était dit que s’il y avait plus de deux prothèses qui n’allaient pas on arrêterait, mais heureusement 100 % ont marché, alors on a continué. Des poses ont été réalisées dans les 7 centres des promoteurs et on a commencé à intégrer d’autres pays. Il y avait par exemple l’Italie où certains centres étaient déjà habitués à poser des tiges courtes dans la perspective de faire des opérations mini-invasives.
H.K. : Vous avez raison et c’est pourquoi je suis passé aux cotyles press-fit. J’étais habitué à mettre des Hofer-Imhoff, une cupule vissée qui respecte beaucoup l’os du acetabulum, mais là, je pose le cotyle Ana Nova de Plus Orthopedics, qui a des petites ailettes en dehors du bord extérieur du press fit, qui donne une bonne stabilité primaire et qui me permet d’utiliser une tête de céramique de 32 ou 36 avec les cotyles 50. Je suis un fan de céramique/ ceramique.
H.K. : J’aimais bien tous ce qui concernait le mini-invasif et la reconstruction. Par exemple je me suis intéressé très tôt à la kyphoplastie. J’ai d’ailleurs remarqué qu’en France vous évaluez actuellement des implants vertébraux de type « cric » comme le SpineJack, qui permettent une reconstruction de la vertèbre avec une action intravertebrale craniocaudale contrairement aux ballons qui s’expandent dans tous les sens. Je suis toujours ravi de m’occuper de la chirurgie du pied. Vous connaissez le « Syndrome de la chaussure de cendrillon » ? Trois maladies, l’hallux valgus, la maladie de Civinini-Morton et la maladie de Freiberg-Köhler nous servaient à publier les problèmes crées par des chaussures comme conflit vestimentaire pré- et même postopératoire. En dehors de cela, je continue à m’intéresser à la construction des instruments cliniques et des endoprothèses.
H.K. : Pas facilement ; je crois qu’on a les mêmes problèmes qu’en France. En fait, il y a globalement assez d’argent dans le système de santé mais il n’est pas distribué convenablement. L’argent doit avant tout parvenir au malade et à celui qui traite le malade. Aujourd’hui l’informatique permet beaucoup de bureaucratie et de contrôles de contrôles qui consomment beaucoup d’argent et à la fin cela entrave les décisions de soins. On parle toujours de la qualité du travail mais si quelqu’un de l’extérieur peut vous imposer un matériel qui n’est pas optimal, on ne peut pas forcement parler de qualité. Si ce ne sont plus les médecins qui décident au moment des achats, alors est-ce qu’il s’agit encore d’une question de responsabilité médicale ? J’ai toujours dit que je n’implanterai sur mes patients que ce que j’implanterai aussi à mes parents et que cela relevait de la responsabilité du chirurgien. C’est le respect que nous avons de notre travail, le respect envers nous-même. Le soir on doit pouvoir se regarder dans le miroir et se dire qu’on est fier de son métier. Si l’administration souhaite décider seule des achats d’implants, elle devrait aussi en prendre toute la responsabilité pour les conséquences.
H.K. : En Allemagne le financement des hôpitaux catholiques se fait par le pays, les assurances maladies et les propriétaires. Quel que soit le propriétaire d'un hôpital, le financement se fait, si l'hôpital est inclus dans le plan des hôpitaux publics, par les fonds publics qui sont responsables de l'investissement : les bâtiments, l'équipement médical etc... Tous les coûts de traitement et les opérations en cours, par exemple le personnel, les coûts de fonctionnement et l’entretien sont payés par les caisses d'assurance maladie, sur la base des groupes homogènes de patients. Le propriétaire, dans ce cas l’église, garde un maximum de liberté pour prendre des décisions.
H.K. : Il était médecin, c’est à dire qu’il était médecin et prothésiste. Il avait la première chaire en Europe d’orthopédie technique à l’Université de Münster. Cela veut dire construction des prothèses extérieures et traitement des malformations orthopédiques. Il y avait un gros besoin de prothèses des membres après la guerre. L’échange scientifique le mit aussi en contact avec des prothésistes en France. Mon père était un homme fantastique, très créatif et en plus un très bon père. J'ai également eu des formateurs qui étaient comme des pères et je les remercie tous pour cela.
H.K. : Il est toujours plus difficile de construire des ponts que de les détruire. Nous vivons une crise passagère. C’est comme dans tous les couples, il y a des jours où on est très romantique et d’autres jours où on préfère être seul ! C’est la vie, mais l’isolement n’est pas une solution. Regardez comme c’est facile de voyager aujourd’hui. Plus besoin de changer d’argent, plus de frontières ; c’est magnifique pour nous mais les jeunes qui n’ont pas connu les frontières ne réalisent pas leur chance. Les possibilités de voyage et d’apprentissage sont immenses. Il y a toujours quelque chose à connaître dans d’autres pays et encore plus dans notre métier. Par exemple pour les PTH, la double mobilité que j’ai connu en France, n’était pas vraiment présent en Allemagne. Cette prothèse donne pour les personnes âgées et pour les révisions une stabilité extraordinaire. Je crois que c’est la même chose pour les tiges courtes. Certes il faut toujours respecter les résultats cliniques à mi temps pour être sûr de la validité du concept mais dès à présent cela peut changer les modes de pensées. Mais pour faire ces échanges c’est bien d’avoir des structures qui facilitent les voyages et suscitent des invitations. Il y a trois ans, à l’occasion des cérémonies de l’armistice, votre ex-président Nicolas Sarkozy et notre chancellière Angela Merkel ont dit vouloir renforcer les échanges et l’amitié franco-allemande. Nous avons réagi vite ! Avec Laurent Sedel, Yves Catonné et Thierry Judet lors du Congrès de la SOFCOT nous avons célébré l’amitié professionnelle entre nos pays avec le projet de créer une société. Un an plus tard pendant la DKOU à Berlin, avec tout un groupe, nous avons eu la réunion de fondation officielle de l’« Association Franco Allemande de Chirurgie Orthopédique et Traumatologique. On a surtout choisi le terme « Amis » parce qu’on veut insister sur le plaisir de vivre ensemble. Cette association s’est intégrée dans les grosses sociétés orthopédiques pour organiser une ou deux réunions par an. Par exemple, l’année dernière, nous étions à Baden-Baden et à Toulouse.
H.K. : Il y aura un rencontre de l’association franco-allemande au congrès à Baden-Baden et en France, Philippe Tracol nous invite à Cavaillon en Juin, le 22. Puis en 2013, l’échange scientifique est prévu avec Jean-Louis Rouvillain au congrès légendaire des Antilles. L'idée c’est également d’organiser des bourses et des échanges scientifiques pour faciliter la discussion professionnelle entre les deux pays. Jetez un coup d’œil sur notre site Internet : http://www.afacot.eu/
H.K. : … C’est très important. Roswitha et moi nous sommes heureux avec nos trois enfants. À l'œuvre on connaît l'ouvrier, il y a de nombreux gènes de la mère. Ma famille comprend aussi ma mère, qui était physiothérapeute, mes trois sœurs et mes deux frères et de nombreuses amitiés. Ma femme était chef de service d’un centre de rééducation, en plus de nos enfants elle s’occupe aujourd´hui d’un cabinet d’orthopédie et des athlètes de l’équipe nationale d’athlétisme. H.K. : Dans un congrès de chirurgie du sport. Roswitha est une athlète qui courrait le 800 et le 1500 m et elle avait été 4ème aux Jeux Olympiques de Los Angeles. A cette époque, elle était encore en formation de médecine orthopédique et elle voulait aller à l’université de Münster d’où je venais, alors nous avions eu des sujets d’intérêt commun. J’étais seul et j’avais une invitation à une vernissage. Alors j’ai demandé à la plus belle fille, de m’accompagner, mais ce soir, elle ne m'a pas accompagnée. La vie est la plus belle possible et heureusement quelques temps plus tard on s’est mis à vivre ensemble. Maîtrise Orthopédique n°215 - juin 2012
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