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 2013-06-28CNIT 
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 Congrès thématique de la société d'imagerie musculo squelettique SIMS OPUS XXXX
 
 
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EXTRAIT DE L'ATLAS DU TRAITÉ DES FRACTURES ET DES LUXATIONS. PLANCHE VIII : FRACTURES DU COUDE
J.-F. Malgaigne
Sommaire de l'article

Planche VIII : FRACTURES DU COUDE

Professeur de médecine opératoire à la Faculté de Médecine de Paris
Chirurgien de l'Hôpital Saint Louis, membre de l'Académie Impériale de Médecine
Officier de la Légion d'Honneur

EXTRAIT DE L'ATLAS

Paris - Baillière - 1855 

 

 

Planche VIII : FRACTURES DU COUDE

Fig. 1, 2 et 3. -- Fracture du condyle externe de l'humérus aboutissant au milieu de la poulie articulaire. -- J'ai trouvé cette lésion remarquable sur un sujet d'une quarantaine d'années, qui la portait depuis son enfance, et chez lequel l'avant-bras avait conservé la plus grande partie de ses fonctions.

On voit parfaitement, fig. 1 et 3, la direction très-oblique de la fracture, qui paraît remonter ainsi à 7 centimètres sur le bord externe de l'humérus. Cependant, le plus grand diamètre du fragment détaché ne va pas à 5 centimètres; de telle sorte qu'il faut admettre, ou que la surface primitive de la fracture sur la diaphyse a été agrandie par le frottement, ou que le fragment détaché avait été rompu lui-même à son sommet; et la fig. 3 laisse voir en effet de petits corps osseux arrondis que l'on peut prendre pour des esquilles transformées. Il n'y a nulle trace de réunion, même fibreuse, entre les fragments; mais ils frottaient l'un contre l'autre dans les mouvements de l'avant-bras sur le bras; de là une sorte d'usure qui a très-certainement diminué l'épaisseur transversale du fragment détaché, où l'on ne retrouve aucun vestige de la moitié externe de la trochlée, et qui semble avoir agi de même sur le fragment diaphysaire. Les surfaces fracturées sont nettes, presque lisses, éburnées; et la pseudarthrose qui en résultait n'était maintenue que par des ligaments extérieurs. La fig. 3, où les fragments sont écartés, laisse apercevoir dans leur intervalle les ligaments postérieurs.

A côté de cette usure par frottement dont les effets se retrouvent même sur la cavité sigmoïde du cubitus, se présente un phénomène quasi tout opposé : c'est l'hypertrophie de la tête du radius, de la surface condylienne de l'humérus qui la reçoit, de l'extrémité supérieure du cubitus (l'olécrane a 4 centimètres de largeur en arrière), et même de la portion restante de la trochlée humérale.

L'attitude de l'avant-bras sur le cadavre était à peu près intermédiaire entre l'extension et la flexion, comme on le voit dans la fig. 1. Le fragment externe est remonté jusqu'en haut de la surface fracturée de l'autre ; le condyle se trouve fort au-dessus de son niveau normal, eu égard à la position de la trochlée; l'avant-bras était en conséquence, non-seulement fléchi en avant, mais incliné et comme fléchi en dehors.

La flexion pouvait aller au-delà de l'angle droit (fig. 2), mais alors elle se faisait principalement en dehors, le cubitus quittant la trochlée pour embrasser la portion inférieure de la surface fracturée, et le radius remontant au point de faire chevaucher le fragment condylien sur la diaphyse.

L'extension était difficile et incomplète (fig. 3); alors le cubitus revenait en contact avec la poulie, le radius descendait avec le condyle huméral, à peu près à son niveau normal; mais les fragments restaient écartés d'un intervalle qui attestait l'usure qu'ils avaient subie, intervalle qui aurait même été plus grand avec une extension plus complète; cette extension était empêchée, d'une part par l'hypertrophie de l'olécrane, d'autre part et surtout par la tension des ligaments postérieurs qu'on aperçoit sur cette figure.

Dans cette position des fragments, on voit que le fragment condylien, sauf la brèche faite par l'usure, ferait en dehors une saillie plus considérable que dans l'état normal, ce qui est d'accord avec l'agrandissement de la surface articulaire du condyle; mais, en même temps, il semble que son sommet est attiré en avant, déplacement d'ailleurs habituel dans ces fractures, et dû à l'action des muscles épicondyliens.

L'articulation huméro-radiale n'avait point souffert, ainsi que le laisse voir l'excision d'une portion de la capsule (fig. 1 et 3). L'articulation radio-cubitale était également saine, et les mouvements de pronation et de supination bien conservés.

Fig. 4. -- Fracture comminutive du coude (Musée Dupuytren, n° 90). Pièce donnée par M. Callé. -- La fracture datait de vingt-sept ans, et, malgré le broiement extraordinaire des extrémités articulaires, avait laissé au coude presque tous ses mouvements. J'en ai donné d'ailleurs une description suffisante, t. I, p. 581. 

Maîtrise Orthopédique n°115 - juin 2002
 
 
 
 
 
 
  AVERTISSEMENT : Ce site est destiné au corps médical. Les traitements présentés ne reflètent que l'expérience des auteurs au moment où leur article a été publié dans notre journal. La décision d’une intervention chirurgicale ne peut se prendre qu'après un examen clinique. Les techniques publiées ici ne sauraient justifier une quelconque revendication de la part d'un soignant ou d'un soigné.
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