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![]() YVETTE DELOISON
Y.D. : Je m’appelle Yvette Deloison. Je suis chercheur au CNRS, Chargé de Recherche, dans une unité intitulée Dynamique de l’Evolution Humaine : individus, populations, espèces. Ma spécialité est l’étude de l’origine de l’homme à partir de la locomotion des hommes fossiles, et de déterminer à partir d’os essentiellement du membre inférieur leur appartenance aux singes, australopithèques ou au genre Homo. MO : Comment devient on chercheur au CNRS ? Y.D. : J’ai passé une maîtrise de sciences naturelles tout en travaillant à plein temps, j’ai fait plein de petits boulots. A l’époque, on était alors formé en zoologie, biologie végétale et animale, en botanique, et en géologie. En fait, je voulais être minéralogiste mais mon père voulait que je sois professeur car pour lui, c’était le métier idéal pour une femme. Puis j’ai connu mon mari qui était médecin, j’ai fini ma maîtrise et puis je me suis retrouvée veuve à 30 ans avec un bébé. Il fallait que je trouve un travail qui me fasse vivre. J’ai alors travaillé comme chercheur dans un laboratoire d’anthropologie appliquée dirigé par le Pr Alex Coblentz à la faculté de médecine de la rue des Saints-Pères. J’ai passé par la suite un DEA et une thèse d’anthropologie portant sur la main humaine. En 1980, j’ai quitté la faculté de médecine, suis entrée au CNRS et au Muséum National d’Histoire Naturelle dans le laboratoire d’anthropologie biologique dirigé par le Pr Yves Coppens, pour me consacrer à l’étude de la locomotion des australopithèques à partir des os fossiles de leur pied. C’est sur ce sujet que j’ai obtenu mon doctorat d’Etat ès Sciences en 1993. MO : Quand vous rentrez au CNRS, au Muséum, on a l’impression que vous étiez plutôt spécialisée dans l’anthropométrie ?
Y.D. : Oui, mais en fait l’origine de l’homme m’a toujours intéressée. A la faculté de médecine, on m’avait refusé de faire ma thèse d’etat sur les hommes fossiles. J’avais étudié précédemment la main et m’étais rendu compte qu’il s’agissait d’un organe de structure générale primitive non MO : Nous vivions tous dans le fantasme que le pied était un organe vulgaire, et la main la quintessence de l’homme. Expliquez-nous pourquoi ce n’est pas le cas ? Y.D. : Si la main est proprement humaine, c’est le cerveau qui la dirige, et son efficacité est liée à sa structure plutôt primitive. C’est sa polyvalence, sa non spécialisation qui la rend si efficace. Elle est primitive car elle présente une structure rayonnante pentadactyle, dont l’anatomie osseuse et musculaire est équivalente à celle des premiers primates d’il y a 70 millions d’années. Au contraire le pied assurant l’équilibre statique et dynamique, présente une anatomie tout à fait propre à l’homme, et dont l’usage exclusif est la marche bipède . MO : Quels sont selon vous les obstacles dans la recherche de phylogénie de l’homme ? Y.D. : Les obstacles sont multiples, souvent d’ordre culturel ; Les vestiges trouvés ne sont qu’une infime partie des organismes disparus, et chaque trouvaille est désignée comme le nouvel ancêtre ou le " chaînon manquant ". L’environnement dans lequel les fossiles d’animaux sont trouvés, reste très important. Malgré l’absence de preuves de connexion des os, d’ambitieuses et hasardeuses conclusions sont émises sur l’évolution. La vision anthropocentrique permanente est pleine de préjugés : un exemple classique consiste à sous-entendre que l’homme est au sommet de l’évolution, donc aucune espèce ne peut représenter un succès complet des processus évolutifs. Or même un animal d’apparence banale comme le canard possède d’incroyables facultés, preuve d’une adaptation aboutie ; certains chassent en pleine nuit polaire protégés par leur panicule adipeux et leur duvet, plongent jusqu’à 60 mètres de profondeur, d’autres volent à 6800 m d’altitude … Les vestiges trouvés sont très limités, se résumant souvent à des os et des dents. Ils sont souvent dispersés, non connectés, sans preuve donc sur leur appartenance à un individu unique. Parfois, ils sont trouvés en surface et ne donnent lieu qu’à une datation relative. L’analyse scientifique est trop cloisonnée, manquant de collaboration entre les différentes disciplines concernées, zoologie, paléontologie, anatomie, géologie, médecine humaine et vétérinaire, dont les avis divergent parfois sur les mêmes questions. MO : Quels ont été vos moyens d’étude ? Y.D. : J’ai réalisé une étude anatomique du pied humain et des grands singes par dissection, utilisant également la radiographie standard, le scanner, l’IRM, des relevés biométriques multiples (25000) dans plusieurs laboratoires d’anthropologie, de paléontologie et d’anatomie comparée dans le monde. L’analyse des multiples paramètres m’a donné des indications intéressantes pour la détermination des genres à partir des proportions osseuses du pied et du membre inférieur. MO : C’est cette connaissance précise des primates qui vous a permis d’aborder le monde des fossiles ? Y.D. : En effet, cela m’a servi de base d’étude. Par la suite, j’ai fait le tour du monde des os de pieds fossiles, cela m’a amenée au Kenya, en Afrique du Sud, aux USA, Suisse, Grande Bretagne… J’ai étudié avec précision les australopithèques, dont la fameuse Lucy (Australopithecus afarensis). Celle-ci par exemple présente une spécialisation marquée pour la locomotion arboricole, assez proche de celle des chimpanzés. J’ai notamment eu la chance extraordinaire de pouvoir examiner le squelette fossile du pied du fameux " Little Foot ", trouvé en Afrique du Sud. Il s’agit d’un spectaculaire spécimen datant de 3,5 millions d’années, appartenant à un sujet unique car les os dégagés n’étaient pas éparpillés mais en connexion. Cet exemplaire présentait une anatomie prouvant également une spécialisation dans la locomotion arboricole, et ne pouvait pas être bipède comme l’homme. MO : Cela est donc en accord avec la pensée dominante qui présente la bipédie humaine comme dérivée de celle des Australopithèques et/ou des grands singes ? Y.D. : Non, bien au contraire ; la loi d’irréversibilité de l’évolution montre qu’un organisme ne peut jamais régresser vers sa morphologie ancestrale. Un exemple classique concerne le cheval dont les ancêtres possédaient plusieurs doigts qui disparaissent progressivement jusqu’à la forme actuelle possédant un seul rayon à chacun de ses membres. Dans ces conditions, dans la mesure où les australopithèques sont plus anciens, que leur locomotion est spécialisée dans l’arboricolisme, et que la bipédie humaine est exclusivement terrestre, il semble logique que l’une ne dérive pas de l’autre. N’oublions pas que les derniers australopithèques vivaient encore quand l’Homo habilis parcourait le Kenya. Il est probable que les Australopithèques et l’homme aient eu un ancêtre commun, plus ancien que les plus vieux fossiles actuellement mis à jour. MO : Vous dites cela à des gens qui au contraire pensaient que l’australopithèque était l’ancêtre de l’homme ? Y.D. : Ils le pensent parce qu’on leur a dit. Pourquoi leur a-t’on dit ? C’est facile à expliquer. Lucy est la première dont on ait parlé, mais possède en fait des caractéristiques de grand singe, mais pour les américains, il est capital pour avoir des budgets de faire du " scoop ", et de déclarer pompeusement que l’ancêtre de l’homme a été enfin trouvé. Lorsqu’ils représentent Lucy courir dans le livre de Johanson, que je connais d’ailleurs bien, cela est malhonnête car elle en est bien incapable, mais les gens le croient. Quant à Toumaï, découvert par Brunet, les spécialistes du crâne disent qu’il s’agit d’un ancêtre du gorille ou du chimpanzé ; le fait de le nommer Sahelanthropus est malhonnête mais a permis de faire du tapage et de ramasser de l’argent pour les missions. MO : Il s’agit donc d’une nouvelle hypothèse sur l’origine des grands primates. Avant de développer cette idée, pouvez-vous nous décrire l’arbre des primates en précisant ce qui revient aux grands singes, aux australopithèques et spécifiquement à l’homme ? Y.D. : Les primates constituent un ordre de mammifères, comprenant les prosimiens et les simiens. Parmi ceux-ci on distingue les singes du Nouveau Monde, appelés Platyrhiniens, et ceux de l’Ancien Monde, les Catarhiniens. Les Catarhiniens sont séparés en " petits " singes (cercopithécoïdes) et en " grands singes ". Les grands singes appartiennent au groupe des hominoïdes qui comprennent Gibbon et Siamang (Hylobates), les Orangs-Outans (Pongidés), les Chimpanzés et le Gorille (Panidés). La quatrième famille est celle des hominidés comprenant les australopithécinés (les australopithèques) et les homininés (les hommes). MO : Quel est le comportement locomoteur des trois premières familles ? Y.D. : Les hominoïdes utilisent plusieurs types de locomotion ; brachiation (pour les espèces arboricoles comme le Gibbon), quadrupédie (comme les chimpanzés et les gorilles) et bipédie, dont la bipédie terrestre exclusive de l’homme. Les hominoïdes possèdent plusieurs types de locomotion dans leur répertoire, représentés de façon inégale. Par exemple les chimpanzés, volontiers arboricoles vont choisir la quadrupédie terrestre pour la fuite. Les gorilles, exclusivement forestiers sont cependant plus souvent au sol en raison de leur poids et marchent en position quadrupède, les mains en appui sur les 2ième phalanges comme les chimpanzés ; c’est le knuckle walking. D’ailleurs comme eux, ils peuvent se tenir érigés en adoptant une bipédie, mais hanches et genoux fléchis. C’est le contraire pour l’Orang-Outan qui peut aligner rachis, bassin et membres inférieurs, lorsqu’il est à terre, son pied s’appuie sur son bord externe, et les orteils sont repliés en poing (fist-walking). Quant aux Gibbons, ils sont presque exclusivement arboricoles, ils peuvent marcher en bipèdes mais utilisent leurs longs bras comme balanciers. MO : Quelles sont les caractéristiques du pied des grands singes par rapport à celui de l’homme ? Y.D. : J’ai mené une étude anatomique osseuse sur des dizaines de singes et d’hommes dont les résultats ont une valeur statistique. Dès le segment proximal, les différences sont notables : la surface articulaire talienne est quadrangulaire chez l’homme ne permettant que flexion extension, celle des autres grands singes, triangulaire, permet une certaine rotation de la cheville. Le calcanéum humain oblique en haut et en avant, responsable de l’amorce de la voûte plantaire longitudinale, repose sur le sol sur deux tubercules, un médial et un latéral assurant sa stabilité. C’est l’inverse chez les autres espèces de primates caractérisés par un calcanéum horizontal de profil reposant sur sa face plantaire sur son tubercule médial unique, donc incliné vers l’intérieur et disposé en varus. Les proportions sont également différentes. La taille du pied proportionnellement au membre inférieur est plus petite chez l’homme par rapport aux autres primates, mais le tarse est proportionnellement plus grand. Les métatarsiens sont plutôt rectilignes avec des sections triangulaires chez l’homme alors que chez les grands singes, les os sont fortement concaves sur leur face plantaire, de sections arrondies, sur un avant-pied proportionnellement très long. Chez l’homme, le premier métatarsien est presque parallèle aux quatre autres, peu mobile, relié par une arthrodie à la face distale du premier cunéïforme, et prolongé par un hallux plus ou moins en valgus et non opposable aux autres orteils. C’est tout le contraire chez les autres hominoïdes ; le premier métatarsien est relié à son cunéïforme par une articulation de forme trochoïde autorisant rotation – opposition - ouverture de la première commissure responsable de la position en varus. MO : Et les muscles ? Y.D. : La différence majeure concerne l’importance considérable de la masse musculaire destinée à mobiliser l’hallux chez les grands singes. Les simiens possèdent en particulier et contrairement à l’homme un court abducteur, court fléchisseur et un adducteur volumineux, très puissants, et même un long abducteur, absent chez l’homme. Cela confère une grande mobilité au premier rayon, très utile dans la locomotion arboricole. Les terminaisons tendineuses du long fléchisseur sont très différentes, leur intrication à la face plantaire permet de définir une cohésion structurale musculaire active, qui s’oppose à la cohésion passive de la voûte plantaire humaine assurée par les structures ostéo-ligamentaires et aponévrotiques. MO : Où situez-vous les australopithèques dans cette description ? Y.D. : Les australopithèques forment le 3ème groupe d’hominoïde, et ne sont connus que par des os fossiles et des traces de pas. Bien entendu, les renseignements sur les muscles ne sont qu’indirects. La plupart des australopithèques viennent de différentes régions d’Afrique. Les espèces les plus connues sont Australopithecus afarensis (Lucy), africanus, et les Paranthropus, formes plus robustes. Ils sont vieux de 1 à 3 millions d’années. Certains spécimens, découverts récemment, comme le fameux Toumaï, 7 millions d’années, sont beaucoup plus anciens, mais présentent des caractères en mosaïque permettant difficilement de les classer. On peut penser que les australopithèques représentent un groupe car ils possèdent des caractéristiques physiques retrouvées sur l’ensemble de leurs os fossiles. Les deux exemplaires les plus complets sont la fameuse Lucy (A.afarensis), et " Little Foot ". L’ensemble de leur morphologie évoque à la fois une possibilité de bipédie, mais reste compatible avec la brachiation. La forme et la position du calcanéum semblent indiquer que la marche se faisait plutôt en varus, sur le bord externe du pied, comme les singes, cela est d’ailleurs confirmé par l’étude des empreintes de pas au sol. Le talus possède des caractères mixtes proches de ceux de l’homme et du chimpanzé, le naviculaire et les cunéïformes sont plutôt simiens. La base du 1er métatarsien et l’articulation avec le cunéïforme médial indiquent une orientation permettant un écartement en varus du gros orteil, comme chez les chimpanzés. J’ai étudié les empreintes de pas fossiles découvertes en 1978 à Laetoli en Tanzanie. Il s’agit d’extraordinaires vestiges datant de trois millions et demi d’années conservés dans de la cendre volcanique qui devait être humide à l’origine. J’ai eu la chance de pouvoir travailler sur les moulages réalisés au moment de leur découverte par Ron Clarke, anthropologue qui dirige actuellement les fouilles en Afrique du Sud, à Sterkfontein. Elles fournissent en particulier des renseignements indirects sur les parties molles. Cependant, les caractères sont ceux d’un pied non humain ; hallux en position varus, un espace important entre celui-ci et les 4 rayons latéraux par présence probable d’une volumineuse masse musculaire (adducteurs), un renflement net vers l’intérieur (abducteur), à l’emplacement qui serait celui de la voûte plantaire chez l’homme. L’absence de voûte plantaire, un appui talonnier pointu, non arrondi, un appui marqué sur le bord externe du pied, indiquent une marche en varus. Tous ces caractères indiquent une appartenance probable au groupe des australopithèques, qui devaient pratiquer certes la bipédie, mais différente de celle des humains, très certainement à la manière des grands singes. MO : Afin de mieux comprendre l’originalité de l’idée que vous exposez plus haut selon laquelle le pied humain est trop spécialisé pour pouvoir dériver d’un pied arboricole, pourriez-vous nous expliquer la théorie " officielle " actuellement admise et contre laquelle vous vous dressez ? Y.D. : Je ne vais pas vous dresser un historique de la pensée depuis la classification des êtres organisés de Carl Linné en 1735 dans son ouvrage Systema Naturae. Adepte du créationnisme, il enseignait que les êtres créés par Dieu étaient immuables et plaçait l’homme au sommet. La théorie de l’évolution ayant fait son œuvre, depuis plus d’un siècle la théorie généralement admise est que l’homme est un descendant d’un ancêtre primate arboricole, sorte d’australopithèque possédant des aptitudes au grimper et à la suspension. Deux écoles s’affrontent alors. Les anglo-saxons pensent que la bipédie se serait développée chez un animal arboricole se tenant en position verticale dans les arbres, l’école française représentée par Yves Coppens développe l’hypothèse du redressement d’un animal quadrupède au sol sous l’influence du milieu environnant. C’est " l’East Side Story ".Dans ces conditions les caractéristiques morphologiques de l’ancêtre sont soit celles d’un sujet arboricole adapté au grimper et à la suspension, soit celles d’un quadrupède au sol. MO : Ces caractéristiques morphologiques peuvent-elles avoir généré la bipédie humaine ? Y.D. : Non, j’explique dans mon livre que les caractères d’un ancêtre quadrupède terrestre ou arboricole, et grimpeur, très spécialisés, sont trop éloignés de l’anatomie humaine, pour en être à l’origine directe. La bipédie humaine est en particulier trop spécialisée et selon la loi d’irréversibilité de l’évolution, loi de Dollo, elle ne peut pas venir de ces ancêtres spécialisés dans une autre direction. Les caractères communs aux trois genres, simiens, australopithèques et humains sont vraisemblablement hérités d’un ancêtre commun forcément non spécialisé. MO : Vous nous dites donc que simiens, australopithèques et humains sont beaucoup trop spécialisés pour dériver les uns des autres, cela signifie-t’il qu’ils dérivent tous d’un ancêtre commun ? Y.D. : La spécialisation morphologique et fonctionnelle des trois genres est très poussée, et tenant compte de l’impossibilité de revenir à un état antérieur selon la loi d’irréversibilité de l’évolution, il est vraisemblable qu’un lointain ancêtre soit à l’origine des trois lignées. Je l’appelle " Protohominoïdes bipes ", et j’essaye dans l’extrait de mon livre publié dans ce numéro d’imaginer sa morphologie, l’environnement dans lequel il vivait, et ses difficultés à y survivre. MO : Quelles sont les conséquences dans votre milieu de vos affirmations ? Y.D. : J’ai déjà été traité d’idiote, cela étant, un grand nombre de scientifiques sont d’accord avec moi. Le grand patron de l’anthropologie, Tobias, m’a envoyé une lettre enthousiaste. Les opposants ne disent rien, ils évitent de parler de moi. Coppens parle des mes compétences et du sérieux de ma recherche, mais termine en disant qu’il n’est pas d’accord avec mon hypothèse. J’espère surtout qu’il y aura de jeunes chercheurs qui feront des recherches en ce sens, ce d’autant que les musées regorgent de cartons remplis de matériel fossile qui n’a pas encore été étudié, et que pour trouver quelque chose, il est nécessaire de le chercher. MO : Merci Yvette Deloison de nous avoir éclairé sur cette question débattue depuis Aristote, pouvons-nous prendre rendez-vous dans le futur pour suivre vos travaux ? Y.D. : Ce sera avec plaisir. A titre d’information, je suis secrétaire général de la Société de Biométrie Humaine, le sujet de notre prochain colloque en novembre 2006 à la grande galerie de l’évolution portera sur la bipédie, en tenant compte de toute son intrication avec l’axe anatomique. Maîtrise Orthopédique n°155 - juin 2006
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