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![]() HENRI MESTDAGH
Henri Mestdagh a promu la chirurgie de l'épaule et du pied dans la région du Nord.
Il a mené une double carrière de chirurgien orthopédiste et d'anatomiste. Au terme d'une vie professionnelle studieuse, il nous raconte les vicissitudes et les opportunités suscitées par sa double spécialité.
H.M. : Il n'y a aucun médecin dans la famille, mes grands-parents étaient ouvriers textiles tisserands, ils partaient à « la fabrique » à 5 heures du matin et rentraient à 7 heures du soir. Mon père était juriste et comptable. Il aurait aimé que je continue dans cette direction et me voyait bien travailler dans la gestion ou devenir notaire, mais je n'aimais rien de tout cela. Par probable esprit d'opposition, j'ai choisi de suivre une filière scientifique pour me rendre compte que j'étais probablement plus littéraire. Médecine m'a paru être un bon compromis.
M.O. : Et qu'est-ce qui vous a amené à devenir chirurgien ?
H.M. : J'ai été intéressé dès le début par l'Anatomie. Ensuite, après un certain intérêt pour la gastro-entérologie et la neurologie, je me suis orienté vers la gynécologie obstétrique et c'est ce qui m'a poussé à passer l'internat. Ma route paraissait tracée, je m'étais déclaré dans le service et un poste de chef de clinique m'attendait, je me rappelle de mon sujet de thèse
M.O. : Et alors ?
H.M. : En 1964, je suis parti faire mon service militaire. Pour me différencier de mes aînés familiaux qui étaient tous des terriens, j'ai choisi la marine. C'est comme cela que j'ai été affecté à l'Hôpital Maritime d'Instruction de Rochefort.
M.O. : Entre l'Anatomie et l'Orthopédie, vous vous êtes mis dans une position indécise ? H.M. : Oui et non, car le destin m'a imposé quelques détours. J'ai toujours eu du mal à choisir car beaucoup de sujets excitaient ma curiosité tant en pathologie qu'en Anatomie qui est une vaste discipline. Je croyais pouvoir jouer sur les 2 tableaux et prétendre à une agrégation mixte. A l'époque, au moins en province, ce statut était très mal vu des chirurgiens. Mon patron, Pierre Decoulx n'aimait pas les partages d'activités entre Orthopédie et Anatomie au CHU. Il estimait, non sans raison, que les charges d'enseignement de l'Anatomie n'étaient pas compatibles avec une activité en Traumatologie. Il ne soutenait pas cette double appartenance que je souhaitais. Me voilà donc agrégé d'Anatomie en 1973 mais sans affectation clinique en orthopédie. J'ai failli m'installer à ce moment-là. Grâce à la compréhension de Marius Lacheretz, j'ai été hébergé en Orthopédie Pédiatrique. Cela m'a attiré provisoirement d'autres ennuis, les collègues chirurgiens pédiatriques ayant du mal à ne pas me vivre comme un concurrent... Ce petit jeu épuisant s'est heureusement terminé. La solution a été de m'envoyer en périphérie à Tourcoing en 74 dans le cadre de conventions que le ministre de l'époque essayait de favoriser. J'ai rejoint quelques agrégés qui m'avaient précédé et l'un d'eux a divisé son service, et je me suis retrouvé à la tête d'une quarantaine de lits. Comparativement à ce que je venais de vivre, c'était le bonheur et je pensais finir là ma carrière professionnelle.
M.O. : C'était comment Tourcoing ? H.M. : C'était un service de traumatologie essentiellement, mais la connivence des médecins et des rhumatologues du coin m'a permis d'avoir rapidement un recrutement varié d'orthopédie. Je me rappelle qu'un jour, j'ai eu la malencontreuse idée de montrer un dossier de nécrose de la tête fémorale au staff lillois et mon patron de dire « c'est parfait, vous nous le transférez » et ce patient a été opéré d'une arthroplastie à cupule par un de mes amis, jeune chef de clinique. Un rhumatologue Tourquennois m'a ouvert les yeux et m'a dit : « Si tu continues comme ça, je ne t'envoie plus rien ! ». J'ai donc amorcé l'orientation vers l'orthopédie. Les rapports avec mes correspondants étaient simples, et ça passait bien entre nous. Il y avait déjà une profusion d'idées et de matériels : cupule de Thomine, prothèse de Christiansen, prothèse de Monk, clous de Enders pour la hanche, prothèse de Marmor et GUEPAR au niveau du genou.
La place de la traumatologie était importante, le poids des urgences était lourd : L'autoroute A1 nous reliant à la Belgique et l'industrie textile étaient
M.O. : Pour quelles raisons avez-vous réintégré Lille ?
H.M. : Je suis rentré début 1980 à Lille car la convention qui liait le CHU et le Centre Hospitalier de Tourcoing n'avait jamais été signée par le directeur général du CHR de Lille. Ce dernier était hostile à la politique de convention. Il soutenait, avec une décade d'avance, une division des activités d'Orthopédie en pôles : un pôle de Traumatologie et un pôle Rééducation-Orthopédie-Réadaptation. Il n'a donc jamais signé cette convention et un jour le ministre de l'époque Mme Weill, m'a mis en demeure de quitter Tourcoing pour regagner mon CHU d'origine dans les 6 mois. Drame absolu car d'une part j'étais seul à Tourcoing, et d'autre part je n'étais ni souhaité, ni attendu à Lille. Cette période de transition a été une période très dure de ma vie professionnelle : je finissais ma présence à Tourcoing en assurant le tout-venant, je continuais mon cursus d'Anatomie à la Faculté et j'essayais de trouver ma place en Orthopédie à Lille. J'ai eu la chance de trouver Bernard Jacquemaire, un de mes anciens élèves de conférences, pour reprendre le service de Tourcoing et j'ai finalement été accueilli dans le service d'Antoine Duquennoy pendant
M.O. : Quels étaient vos domaines de prédilection ? H.M. : En revenant à Lille, je ne pouvais pas m'investir sur les mêmes sujets que mes 2 aînés, Jean Decoulx et Antoine Duquennoy, très orientés vers la hanche et le genou. Je me suis donc intéressé progressivement à ce que les autres délaissaient tant par curiosité que par liberté de manœuvre. J'étais attiré par l'épaule que je trouvais complexe anatomiquement et physiologiquement, mais cette chirurgie en était à ses balbutiements et s'est structurée plus tard. En 1980 Jean Pierre Razemon responsable d'une réunion du GEM à Lille, était responsable d'une table ronde sur la maladie de Kienböck. Il m'avait « commandé » une étude anatomique sur la systématisation des pédicules artériels des os du carpe. Lors de la même réunion, Claude Verdan était intéressé par mon travail sur la répartition des tendons extenseurs au de la main. Une fois le pied mis à l'étrier, je me suis intéressé à la traumatologie du membre supérieur : La révision des fractures de Monteggia, de Galéazzi, des luxations scapho-trapéziennes du pouce ont été présentées aux réunions annuelles du GEM et de la SOFCOT.
M.O. : Et comment êtes-vous venu à la chirurgie du pied ? H.M. : La chirurgie du pied était vraiment la partie pauvre de notre spécialité. Les actes opératoires souvent courts et stéréotypés se faisaient en fin de programme et étaient souvent limités à la chirurgie de l'avant-pied. Je trouvais étonnant que le pied soit si délaissé par rapport à la main alors qu'il y avait tant de choses à faire. On se déclarait fièrement chirurgien exclusif de la main, pas chirurgien exclusif du pied. Là aussi, j'ai abordé ce sujet par le biais de la traumatologie. En regardant les travaux faits par les équipes lilloises sur les fractures des membres, la traumatologie du pied restait mal connue et n'avait pas fait l'objet d'évaluation en dehors des fractures du calcaneum traitées par Relèvement-Enclouage-Foyer-Fermé, technique de Jean Decoulx. Je me suis intéressé aux fractures du scaphoïde tarsien, aux luxations péri-astragaliennes et aux luxations du Lisfranc et sous-astragaliennes. Grâce au parrainage de Jean-Pierre Delagoutte, Antoine Denis et Pierre Groulier, j'ai intégré les rares sociétés parlant du pied, et le service s'est investi dans cette direction : le pied creux, le pied plat, la chirurgie de l'avant-pied rhumatoïde, les métatarsalgies statiques etc. Je me suis intéressé au « dorsal bunion » des anglais, ou metatarsus elevatus acquis, qui entraîne une flexion compensatrice et permanente de l'articulation métatarso-phalangienne du gros orteil lui permettant de récupérer un appui pulpaire au sol. La déformation fréquente chez les enfants serait d'origine neurologique par déséquilibre entre le jambier antérieur et le long péronier latéral, mais chez l'adulte elle est souvent déterminée ou majorée par une position défectueuse de la palette métatarsienne après arthrodèse de l'arrière pied ou du médiopied. Nous avons modifié la technique de Lapidus, les résultats sont bons à long terme, mais cette pathologie ne court pas les rues...
M.O. : Vous avez travaillé sur les muscles surnuméraires ... H.M. : Les muscles surnuméraires du pied, c'est un sujet naturel pour un anatomiste qui s'intéresse aux variations individuelles. J'ai eu cette opportunité en lisant dans un périodique pédiatrique un article sur un soléaire atypique. L'auteur en donnait une série, cela m'a intéressé en tant qu'anatomiste. J'ai ensuite cherché avec mes plus jeunes collègues toutes les anomalies que je pouvais rencontrer, par exemple lors des TP des PCEM2. On a trouvé quelques « 4ème péronier » puis d'autres anomalies, et un jour un volumineux soléaire accessoire. A la même époque, lors d'un symposium médico-chirurgical, un médecin présente un cas de douleurs rétro-malléolaires internes avec un bilan clinique et radiographique complètement normal. J'avais encore en mémoire cet article et j'ai lancé : « Je crois que c'est un soléaire surnuméraire ». Tout le monde m'a dévisagé avec surprise. A l'intervention, j'ai retiré un corps musculaire surnuméraire long d'au moins 6 cm. A l'effort ce corps charnu gonflait dans une loge étroite pour lui et se mettait en ischémie douloureuse. Les techniques décrites dans la littérature allaient du « je ne fais rien » à « j'enlève tout » avec toutes les variantes possibles entre ces deux attitudes comme la simple dénervation du muscle. J'ai retiré le muscle en totalité et le patient qui pratiquait le triathlon a retrouvé son niveau sportif en quelques mois. C'est donc tout à fait par hasard que je me suis intéressé à l'anatomie, ses variations musculaires, celles-ci étant connues depuis longtemps et décrites par deux anatomistes français Testut et Le Double.
M.O. : Parallèlement vous vivez le développement de la chirurgie de l'épaule ? H.M. : L'épaule était historiquement sous dimensionnée au CHU de Lille : En 4 ans d'internat, je n'ai vu qu'une coiffe opérée. Pierre Decoulx disait « la rupture de la coiffe, ça se rééduque » et il était de bon ton de s'en tenir là. D'ailleurs, une évaluation des résultats à long terme de l'avancement du sus épineux selon Debeyre avait confirmé cette mauvaise réputation de la chirurgie. Sous la poussée des rhumatologues, qui nous proposait des patients qu'ils ne pouvaient plus améliorer, j'ai marqué mon intérêt pour cette pathologie et les techniques de réparation de la coiffe des rotateurs. J'avais été très impressionné par Didier Patte et j'ai suivi son évolution. La seule déception dans l'utilisation de ses techniques a été la Grande Libération Antérieure. J'avais associé à sa technique un lambeau trapézo-deltoïdien que nous utilisions dans les ruptures massives. A distance, les résultats fonctionnels se sont avérés médiocres, cette technique s'est effacé devant les meilleurs résultats des réparations arthroscopiques. Quant au traitement de l'instabilité de l'épaule, les chirurgiens étaient divisés en 2 clans : « ceux qui faisaient des Bankart et ceux qui faisaient des butées ». Pour me démarquer de l'attitude de mes aînés et convaincu par Patte j'ai opté pour l'intervention de Latarjet.
M.O. : Et en matière de prothèse d'épaule ?
H.M. : Le service a suivi l'évolution de ceux qui s'intéressaient à l'épaule avec ses joies et ses expériences malheureuses. Après avoir testé d'anciennes prothèses comme celle de Bechtol, nous avons utilisé les prothèses de Neer qui ont donné des bons résultats dans les omarthroses centrées. Comme beaucoup, nous les avons utilisées dans d'autres indications comme les fractures de l'extrémité supérieure de l'humérus avec moins de succès. Nous avons aussi associé prothèse et lambeau dans les omarthroses excentrés, mais le lambeau peu fonctionnel ne pouvait empêcher la remontée de la tête humérale sous l'auvent acromial. Je connaissais
M.O. : Qui avez-vous rencontré d'autre? H.M. : Didier Patte. Il était passionné par l'épaule et communiquait sa passion quand on le voyait travailler que ce soit au bloc ou en consultation. Au départ, je ne le connaissais qu'à travers ses communications ; en 1980, je l'ai rencontré, on a sympathisé et je suis retourné régulièrement le voir. Les moyens de transport n'étant pas ce qu'ils sont aujourd'hui et pour faire Lille-Melun, il fallait se lever tôt. Mais souvent Patte me disait « tu peux arriver un peu plus tard car je commencerai par une PTH alimentaire ». On faisait ensuite de la chirurgie de l'épaule et parfois, quand son instrumentiste était parti, il me demandait de l'aider pour la dernière PTH de la journée. Il m'a intégré au groupe Duplay quand il l'a fondé où j'ai pu faire la connaissance des membres, tous passionnés par cette chirurgie nouvelle.
Le but des réunions de ce groupe n'était pas de promouvoir une prothèse ou un matériel mais de travailler ensemble. Didier avait écarté les grands patrons «Tu comprends, si ils viennent, on ne pourra rien dire et ils voudront tout contrôler, de l'introduction à la conclusion ; il me faut des jeunes ». Comme je n'étais plus très jeune, il a ajouté: « tu es la limite supérieure du groupe! » On se réunissait régulièrement, pour des séances de bibliographie et un fructueux échange de nos expériences respectives. Malheureusement, le décès de Didier Patte a provoqué la
M.O. : Quels ont été dans votre cursus, les progrès techniques majeurs ? H.M. : D'abord l'ostéosynthèse à foyer fermé. L'enclouage a permis des progrès énormes en traumatologie et l'enclouage verrouillé de Grosse et Kempf a encore amélioré la technique. Nous utilisons cette technique dans la réalisation de certaines arthrodèses de cheville. Après c'est la chirurgie arthroscopique qui a révolutionné mon époque et qui continuera de faire évoluer les techniques chirurgicales modernes. Toutefois, pour un anatomiste, la chirurgie arthroscopique est frustrante car elle réduit le temps d'exposition et de dissection. J'aime bien cette « promenade anatomique préliminaire » qui nous oblige à identifier les éléments de passage avant de faire le geste thérapeutique. Mais le caractère peu agressif est sans discussion un plus pour le patient. Dans le service, mes jeunes collaborateurs se chargent du développement de ces techniques devenues incontournables. Mon collaborateur de toujours : Carlos Maynou participe activement au DU d'Arthroscopie qui a un énorme succès parmi nos jeunes collègues. En résumé, ce sont les techniques mini-invasives qui ont amélioré la prise en charge chirurgicale des patients. Par contre, je reste perplexe sur la pratique de la chirurgie prothètique conventionnelle par mini-incisions car cela risque de favoriser le mauvais positionnement des implants.
M.O. : Parlez-nous de vos Patrons ? H.M. : Mon patron Pierre Decoulx avait une logique extraordinaire et une façon personnelle de poser les indications. A tous ses élèves, il a donné une philosophie de notre métier où il faut savoir analyser calmement les situations, aboutir à un diagnostic précis, et ne pas se laisser séduire par des techniques chirurgicales non éprouvées. Les maximes qu'il nous donnait sont restées des repères, comme par exemple : « Il faut partir au combat à condition d'être vainqueur ! ». Quand il y avait 2 indications très différentes pour un même patient jeune, il prônait facilement l'abstention chirurgicale. Jean Minne était mon autre patron : professeur d'Anatomie et chirurgien. Il m'a appris à faire cours dans ces arènes bondées d'étudiants qu'on nomme amphithéâtres : « il faut faire face » disait-il. Lors d'un chahut, il montait dans l'amphi et n'hésitait pas à distribuer quelques baffes aux étudiants qui le chauffaient trop ! ! Enfin il y a eu Henri Dejour : son charisme, ses talents d'orateur et son esprit de synthèse étaient remarquables.
M.O. : Avez-vous des regrets ? H.M. : Sur le plan technique, j'ai regretté d'avoir du abandonner la chirurgie du rachis qui était avec l'épaule et le pied mon 3ème pôle de recherche anatomique et orthopédique. Lors d'une restructuration du CHRU de Lille, il y a 10 ans, pour des raisons budgétaires, l'administration nous a imposé un choix : prothèses articulaires ou chirurgie du rachis. Les prothèses suscitaient plus l'intérêt de mes aînés orthopédistes et les neuro-chirurgiens plus disponibles et très compétents ont emporté le morceau. C'était la première manifestation du « saucissonnage » qui a conduit les services d'Orthopédie à centrer leur activité sur certaines pathologies ou certaines régions anatomiques. Même si le développement incessant des connaissances dans tous les domaines de notre activité conduit à une spécialisation, je regrette que l'activité généraliste que j'ai sauvegardée dans mon service soit condamnée à brève échéance.
M.O. : Comment voyez-vous l'avenir hospitalier ? H.M. : Sur le plan général, dans les années à venir, je redoute l'aggravation des obstacles à la bonne marche des CHU. La concurrence toujours plus vive du privé qui dispose de techniciens éminents, nos anciens élèves, et d'outils de travail adaptés aux missions choisies, combinée à la difficulté croissante pour former et garder des collaborateurs à l'hôpital public n'est pas de bon augure. Ce mal endémique paraît sans remède pour l'administration d'un CHU qui est écartelé entre ses différentes missions. Comment prendre en charge tous les patients, toutes les pathologies, former les jeunes générations, développer des techniques de pointe souvent coûteuses et être rentable ? Ce facile constat pour rappeler les multiples plans de sauvetage imposés sans aucune cohérence ayant par contre un effet profondément démoralisant sur les acteurs que nous sommes. La mode actuelle du rapprochement public-privé est peut-être une solution qui permettra de continuer à soigner tous les patients et former nos jeunes collègues, mais le chemin est périlleux car il y a un risque de partition à tous les niveaux : Orthopédie privé- Traumatologie public ; malades démunis public malades nantis privé et la liste n'est pas close. Enfin, je suis préoccupé de voir que nous manquerons prochainement de médecins, qu'il s'agisse de généralistes ou de spécialistes, que dans les hôpitaux publics il n'y aura pas suffisamment de praticiens pour assurer les activités de base.
M.O. : Etes-vous néanmoins un chirurgien heureux ? H.M. : Oui, techniquement, les progrès ont été importants et nous avons l'embarras du choix pour trouver le matériel adapté à chaque cas. Notre chirurgie reste très gratifiante malgré un changement de mentalité de nos patients devenus plus exigeants et facilement procéduriers.
M.O. : Avez-vous d'autres passions que la chirurgie ?
H.M. : J'aime beaucoup la campagne et j'y trouve un grand réconfort ; que ce soit dans l'entretien de ma résidence secondaire ou dans la réalisation de travaux agricoles. Je bricole beaucoup et j'aime bien Maîtrise Orthopédique n°142 - mars 2005
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